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Bandelette urinaire et ECBU

En cas d'infection urinaire basse (c’est-à-dire principalement de la vessie), il est important de porter rapidement le diagnostic. Trois examens sont recommandés : bandelette urinaire, ECBU et antibiogramme. Comment lire les résultats ?


Les infections urinaires basses (c’est-à-dire principalement de la vessie) sont un motif très fréquent de consultations et de prescriptions médicales, surtout chez les femmes. Il est important de porter rapidement le diagnostic, car une infection urinaire basse mal traitée pourrait dégénérer en pyélonéphrite (infection du rein) dont les conséquences sont beaucoup plus graves.
 
Une infection urinaire (cystite, ou encore colibacillose) se traduit par des brûlures en urinant qui peuvent être très intenses, avec de fréquents besoins d’uriner et quelquefois une fièvre. Pour confirmer le diagnostic, le médecin procède à trois examens.
 

La bandelette urinaire

Elle sera évocatrice d’une infection :
  • Si le pH urinaire est élevé. Car l’alcalinité favorise l’infection alors que l’acidité la combat.
  • Si on constate la présence de nombreux globule blancs (leucocytes) dans les urines. Plus ils sont nombreux, plus il y a de croix sur la bandelette.

L’examen cytobactériologique

     L’analyse d’urine consistera en un ECBU, examen cytobactériologique des urines. Il sera effectué avant toute prise d’antibiotique ou d’antiseptique urinaire car ceux-ci décapiteraient immédiatement l’infection rendant l’analyse urinaire caduque.
 
L’ECBU confirme le diagnostic s’il fait apparaître :
  • Un nombre important de leucocytes (supérieur à 10 000 par ml) et s’ils sont altérés.
  • La présence d’hématies (c’est un élément supplémentaire fréquent, mais non obligatoire).
  • La présence de cristaux, car leur existence peut  favoriser la venu d' infection urinaire  (ce sont eux qui sont la cause de l’infection). Mais ils peuvent également induire des symptômes semblables à ceux d’une cystite sans qu’il y ait d’infection. L’ECBU ne retrouve pas alors de nombreux leucocytes, ni de germes. En revanche, les hématies sont souvent en nombre important et les antibiotiques seront alors sans utilité.
  • La présence de germes sera considérée évocatrice d’une infection si leur nombre est supérieur à 10 millions par millilitre d’urine. En dessous de ce chiffre, l’infection est douteuse.


L’antibiogramme

     Lorsqu’un germe est trouvé, le laboratoire fait un antibiogramme, c’est-à-dire qu’il teste une quinzaine d’antibiotiques pour déterminer leur efficacité sur le germe.
  • Soit le germe est résistant à l’antibiotique, et il est donc inutile de le prescrire ;
  • Soit le germe y est sensible, et la prise de cet antibiotique a de bonnes chances de le détruire définitivement ;
  • Soit le germe est « intermédiaire », c’est-à-dire que l’antibiotique n’aura qu’une efficacité relative sur lui.
Enfin, il faut se rappeler que toute infection urinaire, surtout si elle récidivante, nécessite un bilan pour en rechercher la cause éventuelle. En parler avec son médecin.
 
Ce qu’il faut lire
 
Lorsqu’une personne présente des signes évocateurs d’une infection urinaire (brûlure et douleur en urinant, envie fréquente, fièvre), le médecin regardera :
  •  Sur la bandelette urinaire :
    Le nombre de globules blancs (nombre de croix) : plus il est élevé, plus il est signe d’une infection urinaire basse ou haute.
  • Sur l’ECBU :
    D’abord le nombre de globules blancs. Un nombre élevé, surtout s’ils sont altérés, sera signe d’une infection urinaire. Ensuite, il regardera si l’analyse a retrouvé ou non un germe (culture positive ou négative). Devant la présence d’un germe, le médecin en notera la numération et si elle est au dessus de 10 millions par ml, surtout avec de nombreux globules blancs altérés.
     
  • L’antibiogramme permet de connaître :
    Si le germe est bien sensible à l’antibiotique prescrit au départ. l Si ce n’est pas le cas, il faudra le changer contre un autre auquel le germe est sensible.
 

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