Le bio-réalisme l’emporte, tant pis… tant mieux…

Sabotage ! Trahison ! Hold-up ! Plusieurs associations écologistes et certains représentants de l’agriculture bio française ont hurlé à la mort en lisant le texte, adopté par les députés européens le 12 juin dernier qui définit le cahier des charges du futur label bio européen.

Ce label – qui apparaîtra en 2009 – trompera le consommateur, tempêtent-ils, car il tolère la contamination accidentelle par des OGM (dans la limite de 0,9 %) et parce qu’il accepte que 5 % du poids du produit final soit composé d’ingrédients non bio.
Bien sûr, il faut admettre avec eux que ce label européen tire définitivement un trait sur l’objectif idéal du 100 % bio. Mais qui y croyait encore ?
Quatre millions de Français consomment des produits bio chaque jour. Si la tendance se poursuit, ils seront dix millions l’année prochaine.
Fallait-il casser cette miraculeuse dynamique, faute de produits labellisables, ou bien donner à un plus grand nombre d’agriculteurs européens les moyens de satisfaire cette demande ?

Les « ultras » ne veulent pas entrer dans cette dialectique, qui, selon eux, dénature l’esprit du bio. Ils ont tort, car rien ne les empêche de créer des labels qui répondent à leurs propres critères. Et je ne vois pas au nom de quoi ils peuvent prétendre, maintenant, empêcher la majorité d’accéder, même imparfaitement, à ce qu’ils ont passé tant de temps à promouvoir.


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