• Edito Alternative Santé n°210 par Alexandre Imbert

Terminus, tout le monde descend !

Imaginez qu'un jour, tout s'arrête : plus d’eau au robinet, plus d’aliments frais, plus de médicaments… La raison ? Peu importe : une catastrophe naturelle, peut-être, ou bien, plus simplement, une panne d’électricité… Comment nous en sortirions-nous ?


Pour parer à l’urgence, nous partirions sans doute à l’assaut des magasins, mais ensuite… En quelques jours seulement, nous n'aurions plus d’eau saine à boire et la nourriture manquerait. Plus de viande, bien sûr, et presque plus de fruits et légumes. En un instant, nous basculerions d’une vie douillette à une pénible survie.

Cette fiction n’est pas aussi extravagante qu’elle peut paraître. Cela se passe aujourd’hui même en Italie, en Chine et en Papouasie, hier à la Nouvelle-Orléans et en Thaïlande…

Plus d’un millier de catastrophes naturelles mettent chaque année des foules entières face à des situations extrêmes dans le monde. Et même si nous, Européens, sommes loin du chemin des cyclones et des Tsunamis, il faut nous rendre à l'évidence, notre civilisation superpuissante est à la merci d'un simple hoquet de la planète. Même un grain de sable dans nos rouages technologiques pourrait tourner à la catastrophe : la seule disparition de l'internet entraînerait un sacré chaos.

Alors, je vous le redemande : que feriez-vous ? Vous penseriez sûrement à recueillir l’eau dans le ballon d’eau chaude et, plus tard, dans les rigoles, les ruisseaux ou sur le toit. Mais penseriez-vous à la faire bouillir et à y faire tremper du charbon de bois ?

Imaginez que vous soyez vraiment livré à vous-même, pendant quelques mois, vous vous nourririez des produits secs amassés les premiers jours. Mais sauriez-vous comment vous nourrir ainsi sans risquer l’anémie et la maladie ? Quant aux épidémies auxquelles nous devrions faire face, ou même aux simples bobos, ils feraient des ravages dès lors que nous n’aurions plus l’arsenal médical moderne à portée de carte bleue pour nous en protéger.

Bien entendu, on peut envisager un retour à la nature. Mais reconnaissez que la plupart d’entre nous auraient le plus grand mal à choisir les plantes sauvages de leur environnement pour se nourrir ou se soigner, et que nous ne serions peut-être même pas capables de cultiver les quelques graines que nous parviendrions à glaner ici ou là.

Nous rêvons tous de renouer avec notre passé de chasseur-cueilleur ou de vivre quelque temps comme Robinson Crusoé, mais, croyez-moi, si nous y étions obligés, cette aventure pourrait être très douloureuse. La nature est sauvage – dans tous les sens du terme – et nous l’apprendrions vite à nos dépens, nous qui avons oublié les leçons patientes qu’elle nous a enseignées depuis des millions d’années.


Ces conseils ne vous dispensent pas de consulter en premier lieu un médecin pour établir un diagnostic. Vous pouvez également vous faire accompagner par un thérapeute en médecine complémentaire. Pour en trouver un près de chez vous, rendez-vous sur annuaire-therapeutes.com