• L'electrocardiogramme

L’électrocardiogramme

L’électrocardiogramme (ECG) est un examen fondamental pour l’étude du cœur. Il consiste à enregistrer l’activité électrique du muscle cardiaque et la manière dont il se contracte. Les problèmes de coronaires (artères du cœur), les troubles du rythme ou de conduction et l’état du muscle cardiaque sont ainsi appréciés grâce à un simple tracé d’ECG.


Pour l’examen, douze électrodes (souvent réduites à six dans l’usage courant) sont placées sur le thorax de la personne. Elles sont disposées de chaque côté du sternum et sur côté gauche de la poitrine ce qui permet d’analyser les différentes parties du cœur : les oreillettes et les ventricules ainsi que les valves cardiaques. D’autres électrodes sont fixées aux bras et aux pieds.
L’ECG enregistre les impulsions nerveuses (ondes) à l’origine des contractions cardiaques, oreillettes d’abord puis ventricules. Pour cela, l’onde d’activation débute dans l’oreillette droite (nœud sinusal), puis elle diffuse dans les deux oreillettes avant de rejoindre le faisceau de His qui se divise ensuite en deux branches, droite et gauche, au niveau des ventricules.


L’examen

L’électrocardiogramme permet de dépister essentiellement quatre types de troubles cardiaques.

  • Troubles de l’excitabilité : fibrillation auriculaire, flutter, tachysystolie auriculaire, tachycardie paroxystique, tachycardie ventriculaire.
  • Troubles de la conduction : bloc sino-auriculaire, bloc auriculo-ventriculaire.
  • Insuffisance coronarienne : angine de poitrine, infarctus.
  • Hypertrophie : développement excessif du muscle cardiaque au niveau d’une oreillette ou d’un ventricule.

Il permet aussi de situer l’origine des lésions sur le cœur. Cependant des doutes persistent parfois concernant certaines pathologies cardiaques non évidentes sur l’ECG standard. Il faudra alors avoir recours à des examens complémentaires, épreuve d’effort ou Holter.


L’épreuve d’effort

L’épreuve d’effort consiste à enregistrer le pouls, la tension artérielle et surtout l’électrocardiogramme au cours d’un effort physique comme une course à pied sur tapis roulant ou une course à vélo sur une bicyclette ergométrique. Il se déroule toujours sous la surveillance constante d’un médecin cardiologue.
Cet examen est indiqué lorsqu’il y a doute sur une angine de poitrine, ou bien pour suivre une personne atteinte de maladies coronariennes (angine de poitrine, infarctus) ou atteintes de certains troubles du rythme cardiaque. Il est aussi utile pour estimer l’aptitude à l’effort des personnes voulant faire du sport, alors qu’elles ne sont pas sportives ou qu’elles ont des facteurs de risque cardiovasculaire (diabète, cholestérol, hypertension artérielle).

Un Holter ECG

Cet examen consiste en un enregistrement continu du rythme cardiaque par un ECG, pendant 24 heures. Il a pour but de rechercher et d’identifier les troubles du rythme cardiaque pouvant survenir de manière épisodique dans les 24 heures et donc qui ne sont pas toujours visibles sur les ECG standards.
Pour la réalisation du Holter ECG, un appareil enregistreur est posé sur la personne. Il est relié à des électrodes fixées sur le thorax. L’enregistrement dure 24 heures. le médecin récupère ensuite l’enregistrement en vue de son étude.

Ce qu’il faut lire :

Plusieurs ondes sont individualisées sur l’ECG.  Elles ont été nommées PQRST.

  • L’onde P permet de s’assurer que le rythme du cœur est « sinusal » c’est-à-dire qu’il débute bien par les oreillettes. La fréquence varie entre 60 et 80/90. En deçà on parle de bradycardie, et au-delà de 100, de tachycardie. La durée et l’amplitude sont également importantes. Elles permettent de repérer les hypertrophies des oreillettes et les troubles de conduction auriculo-ventriculaire.
  • L’espace PR traduit le temps de conduction entre les oreillettes et les ventricules.
  • Le complexe QRS correspond à la dépolarisation des ventricules. La durée du QRS est importante, au-delà de 0,12 seconde, on parle de trouble de la conduction de type « bloc de branche ». Mais surtout le médecin recherchera la présence d’une onde Q de nécrose qui est un signe d’infarctus du myocarde.
  • L’espace ST peut présenter des décalages vers le haut ou vers le bas qui évoquent des pathologies sur les artères coronaires (angine de poitrine, infarctus).
  • L’onde T est normalement positive (sauf en D3 et en V1). Sa négativation peut indiquer une hypertrophie ventriculaire ou un bloc de branche.
  • L’espace QT. Son allongement indique le risque de pertes de connaissance.