Je pense… donc je me soigne

 

Un sondage récent révèle que seulement 40 % des Français pensent que l’esprit a une influence sur la santé. Parmi les questions posées on a aussi demandé aux personnes interrogées de classer les activités bonnes pour la santé par ordre décroissant. Alors que l’amour et l’exercice physique arrivent en premier, la spiritualité est classée en dernier. On aurait pu penser que cette étude réalisée dans 19  pays, révélerait l’intérêt des personnes pour le lien qui existe entre la pensée et le corps. Mais non ! Il y a encore 60 % des gens qui croient que leur manière de voir les choses, leurs mauvaises pensées, leur stress n’exerce aucun effet sur leur santé. Ces personnes imaginent sans doute que, si elles tombent malades, c’est le fruit du hasard, de la génétique ou du destin !
 
Et pourtant, les preuves existent et des domaines tels que la physiologie ont largement prouvé le rapport entre pensées, émotions et fonctions organiques. Les recherches en psycho-neuro-immunologie ont largement démontré l’influence du moral et du psychisme sur les maladies infectieuses. Mais, ce n’est pas le mental qui interfère sur le fonctionnement de nos organes, c’est le domaine plus inconnu du subconscient et des émotions nées de nos pensées discordantes.
 
Ainsi, si l’on admet que la pensée exerce bien une action sur notre corps, qu’on y croie ou qu’on n’y croie pas, le résultat sera le même. Car ce n’est pas parce qu’on ne croit pas au fait que l’anxiété peut provoquer un ulcère à l’estomac que cela n’arrivera pas si on est anxieux. On peut ne pas croire à l’infarctus lié à la colère et se maintenir dans un état habituel de tension nerveuse, de haine et de combat au point d’en rêver la nuit et de faire un infarctus en plein sommeil !
 
Nous vivons dans un monde de plus en plus matérialiste et il n’est donc pas étonnant de constater que beaucoup de gens pensent que la spiritualité n’a aucun intérêt pour la santé. Ou que le fait de méditer soit inutile. Mais alors comment expliquer les guérisons obtenues par la prière ? Pourquoi les personnes qui méditent se sentent-elles mieux que celles qui courent dans tous  les sens sans savoir le but de leur existence ?
 
Récemment, dans une revue officielle destinée aux médecins, on se moquait des personnes qui méditent et on les assimilait aux membres d’une secte. 
Si on suit ce raisonnement, toutes les personnes qui sont dans des monastères, ou ceux qui pratiquent l’ascèse, le bouddhisme, le yoga, ou qui fondent leur vie sur le contact avec leur « être intérieur » pour suivre la voie que leur dicte leur conscience… toutes ces personnes, qui souvent pensent plus aux autres qu’à eux-mêmes, seraient des gens anormaux.
 
Ce sondage indique apparemment que la majorité de la population française ne croit pas au pouvoir curatif de l’esprit alors que dans tous les autres pays étudiés, c’est exactement l’inverse. En l’occurrence, les gens anormaux, c’est  nous.