Et le cœur d’Hannah recommença à battre

Cette histoire vraie est un tournant dans l’histoire de la médecine. C’est un fait du domaine de l’inconnu et du mystère. Preuve que la science moderne est loin d’avoir tout découvert et que l’organisme humain possède des réserves insoupçonnées. Vous avez certainement entendu parler de cette adolescente qui, née en 1993, fut opérée à cœur ouvert à l’âge de 8 mois pour une cardiomyopathie du nourrisson et reçut le cœur d’un donneur dans la partie droite de sa poitrine. Son propre cœur, qui n’avait pas été retiré, s’était peu à peu mis au repos et tous les médecins estimaient qu’il ne pourrait pas se réparer spontanément.


Onze ans après la greffe, ces mêmes médecins sont contraints de ralentir les immunosuppresseurs qui ont provoqué une tumeur maligne. Or voici qu’au moment où le greffon, désormais sans protection, est rejeté, le cœur naturel, celui qui était malformé, se remet à battre après s’être spontanément réparé. Comment ce cœur a-t-il pu se régénérer, et surtout pourquoi s’est-il remis à battre, permettant que l’on enlève le cœur greffé ? Comment un cœur peut-il se relancer après avoir cessé de battre pendant si longtemps ? Qu’y a-t-il dans le cœur qui puisse aboutir à ce résultat ? Une tête bien pleine d’un esprit mathématique et scientifique essaiera de trouver une explication cartésienne au phénomène. En vain. Les chirurgiens qui l’ont opérée ont même parlé de miracle. Car la médecine n’a pas de réponse. Il faut aller chercher celle-ci ailleurs, du côté de la force de la vie, de l’amour.
Comment en effet ne pas se poser des questions d’ordre philosophique ? Il est vrai que la philosophie a été, il y a belle lurette, éliminée de la recherche médicale. Mais élargissons un peu notre raison cartésienne et faisons place à une vision spiritualiste.
Et si l’amour était pour quelque chose dans ce miracle ? Après tout, quelle est la force qui crée le mouvement, qui crée l’émotion, qui pousse les êtres les uns vers les autres, les tissus à se joindre et à s’unir en sympathie et en harmonieux fonctionnement ? Qu’est-ce qui sous-tend ces merveilleux mécanismes sinon une force, fruit d’une intelligence aimante ? Ainsi nos tissus se réparent sans cesse et nous n’avons pas aujourd’hui les mêmes cellules qu’hier.
Alors, si finalement l’amour intervient dans la guérison, ne pouvons-nous pas favoriser ce cours salutaire et l’ajouter à nos soins médicaux ? Car cet amour dont nous parlons est certainement véhiculé aussi dans les mains de ceux qui, par la chirurgie, sont capables de redonner la vie ou de la préserver… tout comme dans celles des guérisseurs qui ont toujours eu le « cœur sur la main » !