• Pollution et plantes

Pollutions : les plantes à notre secours

Plusieurs plantes ont la capacité d'accumuler les substances toxiques. D’autres signalent, par leurs maladies, la présence de particules dangereuses dans l’atmosphère. Certaines, enfin, sont capables de lutter efficacement contre les bactéries. Apprenez à vous en servir comme des alliées dans votre lutte contre la pollution.


Chez vous

  • Cultivez les conifères. Plusieurs conifères peuvent, sans difficulté, être cultivés à l'intérieur de votre demeure : pin, sapin, thuya, araucaria, etc. Ils vous protègeront contre les germes pathogènes, omniprésents dans l'air des habitations. Ajoutons que la culture de ces espèces est particulièrement conseillée dans les intérieurs dits « à hauts risques ». Nous recommandons vivement leur culture dans tous les locaux climatisés, dans les halls et couloirs d'immeubles, dans les cliniques, les hôpitaux, les bureaux, mais également dans tous lieux où se trouvent des personnes particulièrement sensibles aux infections.
     
  • Les plantes au pouvoir antibiotique. L'action bénéfique des plantes ne se limite pas aux seuls conifères. Les feuilles des végétaux de plusieurs espèces, comme par exemple le Dieffenabachia sp., dégagent également des phytoncides, des substances volatiles à pouvoir antibiotique (cette plante doit être placée hors de portée des enfants, car elle est toxique). La présence à l'intérieur de votre appartement, de certaines espèces faciles à cultiver qui sont, par ailleurs, très décoratives, réduit considérablement le nombre de bactéries, donc également les risques de contracter de nombreuses maladies infectieuses. Le bégonia et le géranium abaissent la présence de la microflore (43 %), le Chamaecyparis (59 %), et le Chrysanthemum (jusqu'à 66 %).
     
  • Les plantes de montagne.L'expérience démontre enfin que les plantes des montagnes dégagent beaucoup plus de substances volatiles que de nombreux autres végétaux. C'est pour leurs vertus spécifiques que l'on conseille des séjours à la montagne aux tuberculeux.

Pour contrôler la qualité de votre environnement

Certaines plantes sont capables de mesurer la qualité de l'environnement dans lequel vous vivez.
Il est parfois possible de déterminer qualitativement, et même quantitativement, la présence des polluants dans l'air. Toutefois, vous ne pourrez détecter la présence de polluants qu'à partir d'une certaine concentration assez importante. Certains polluants peuvent avoir un rôle de fertilisateur, surtout dans les sols très pauvres. D'autre part, les plantes ont la faculté de supporter un certain taux de toxines dans leurs tissus, sans pour autant présenter des symptômes de maladie.

  • Le premier que vous pouvez rencontrer est la chlorose : les feuilles, sont alors de couleur pâle, jaunâtre.
    Ce phénomène est lié à la dégradation de la chlorophylle et montre, en général, la présence importante de gaz toxiques, comme par exemple le dioxyde de sulfure. De façon générale, le changement inhabituel de la couleur des feuilles, si vous ne détectez pas de symptômes de maladie parasitaire, est une réaction de la plante envers des polluants.
     
  • Les nécroses, qui se caractérisent par la mort du tissu des feuilles sur lesquelles on détecte des zones de couleur brunâtre, qui virent ensuite au noir, constituent la deuxième classe de symptômes par polluants.

Ces symptômes peuvent, bien entendu, être variables et fonction de l'espèce végétale et/ou associées à d'autres conditions. Mais les polluants se caractérisent souvent par des formes bien spécifiques de ces nécroses.
Ainsi par exemple, l'ozone est responsable de nécroses qui prennent la forme de petits points noirs.
Le fluor est responsable de nécroses sur le bout et les extrémités des feuilles.
Le dioxyde de sulfure et le bioxyde de nitrogène causent des nécroses entre les nerfs des feuilles.
Sur les aiguilles de conifères, vous pouvez également observer une chlorose entourée des deux côtés par des nécroses : les responsables en sont les oxydes de sulfure et de nitrogène.

Pour l’organisme humain

On ne peut qu’inciter chacun à veiller à la provenance des plantes que nous consommons et à éviter celles originaires de zones polluées. Certes, l'opinion publique a été sensibilisée après la catastrophe de Tchernobyl, et les risques que représentent les plantes radioactives ont été soulignés maintes fois. Le problème reste malheureusement sous-estimé.

Si vous êtes amené à utiliser des pesticides ou n'importe quel produit phytosanitaire pour votre jardin de santé, nous vous déconseillons d'utiliser ces plantes pour votre consommation, ainsi que pour la préparation de remèdes.

Ne consommez pas non plus des plantes cultivées sur les fenêtres et les balcons dans les grandes villes.

Faites également attention aux plantes (et aux produits) qui ne viennent pas de votre propre culture. Lorsque vous achetez des plantes médicinales, veillez à vous informer sur leur provenance et les traitements qu'elles ont subi. Par exemple, des métaux et des composants métalliques (arsenic, plomb) sont souvent associés aux plantes dans des remèdes de la pharmacopée traditionnelle chinoise.

D'une manière générale, évitez les préparations d'origine mal définie. Il existe, en effet, plusieurs cas de fraudes qui concernent une espèce vendue pour une autre.

La capacité de bio-accumulation des plantes est utile : elle offre, en effet, plusieurs possibilités thérapeutiques. La prise doit être limitée dans la durée et en quantité.

Retenons une application facilement réalisable avec les plantes d'intérieur et qui est intéressante d'un point de vue thérapeutique. Il s'agit de la consommation d'ail enrichi en sélénium qui, ainsi que le démontrent les recherches scientifiques, stoppe les premiers stades du cancer du sein (voir la publication sur ce sujet « Selenium-enriched garlic... », Ip-C., Lisk D J, Thompson H J Carcinogenesis 17 (9) 1996). Cette plante, ainsi que d'autres telles que l'oignon, semblent avoir des effets inhibiteurs contre certains types de cancer (les premiers résultats sont très encourageants et les recherches doivent être poursuivies en ce sens).
Il n'est pas compliqué d'obtenir de l'ail enrichi en sélénium. Il suffit, pendant quelques semaines, d'arroser l'ail avec une eau minérale riche en sélénium. L'ail se consomme ensuite en salade, en assaisonnement dans la composition de plats.

Pour l’eau

Pour désinfecter l'eau, on peut recourir au vetiver. Les rhizomes de cette plante renferment une huile essentielle d'odeur agréable.
On fait bouillir quelques racines dans l'eau de boisson pour la désinfecter et éliminer les bactéries pathogènes.
La meilleure méthode pour se prémunir contre un environnement polluant, c'est de les identifier pour mieux les écarter.
Il vous reste le loisir de faire des balades dans la forêt ou dans les parcs.