Nopal : un cactus contre le cholestérol

Réputé contribuer à faire baisser le taux de glucose sanguin chez les diabétiques, soulager les douleurs gastro-intestinales, prévenir les ulcères gastriques et traiter l'hyperplasie bénigne de la prostate, le nopal est considéré au Mexique comme une plante divine aux mille vertus nourricières et curatives.


«Le nopal est un don de Dieu. Il fait partie, avec l’aloès, l’ortie, le pissenlit et le plantain, des plantes médicinales les plus utiles que la nature ait offertes aux hommes. Il permet de lutter efficacement contre quelques-unes des affections les plus graves de notre temps qui sont l’atériosclérose, le cholestérol, le diabète, la spasmophilie, le stress et l’angoisse », explique Marc Schweizer*, auteur de « Docteur nopal, le médecin du bon dieu ».

De la familles des cactacées, le nopal (figuier de Barbarie, Opuntia ficus indica) fait à ce point partie de la culture mexicaine qu'il figure sur le drapeau de ce pays. Les populations précolombiennes considéraient le nopal, dont les premières cultures remontent à environ 5 000 ans, comme une plante divine au même titre que l’agave, le chocolat ou le maïs.

Avec sa silhouette rigolote hérissée d’épines, ses raquettes surmontées de fleurs éphémères et son fruit au parfum subtil, cette plante du Nouveau Monde a longtemps été considérée par les conquistadors comme tout juste bonne à nourrir « les indigènes, les marins, les cochons et la cochenil-le ». Puis le nopal devint la panacée et fut adopté par les cours européennes grâce aux récits fabuleux des compagnons de Christophe Colomb qui lui attribuaient toutes les vertus parce que ce cactus les avait sauvés de la faim, de la soif et du scorbut.

Mais après quelques décennies d’engouement, le nopal tomba dans l’oubli. Et ses vertus curatives dénigrées puis délaissées pour celles du bézoar et de la corne de licorne.

Prévient les ulcères gastriques

Chez les Indiens d’Amérique, le nopali (c’est le nom aztèque de notre figuier de Barbarie) a été de tous temps la plante médicinale la plus utilisée. C’est tout récemment que la médecine moderne a redécouvert les propriétés de ce cactus. Mais les recherches sur les molécules actives du nopal ne font que commencer et son utilisation reste encore largement empirique.

On peut cependant citer quelques études menées principalement outre-Atlantique. Des essais cliniques préliminaires menés au Mexique permettent en effet de conclure que le nopal peut contribuer à faire baisser le taux de glucose sanguin chez les diabétiques.

Outre ces propriétés hypoglycémiantes, les scientifiques ont découvert que cette plante grasse a des effets bénéfiques sur le système digestif qu’ils expliquent, en partie, par sa forte teneur en pectine et en mucilages. Au Maghreb, la décoction de racines et l’infusion de fleurs de nopal sont utilisées pour traiter les douleurs gastro-intestinales, les coliques, les dysenteries et prévenir la formation d'ulcères gastriques.

Traite l’hypertrophie bénigne de la prostate

On peut aussi citer une étude récente, portant sur 24 sujets souffrant d'hypercholestérolémie à qui l’on a administré une dose journalière de 250 mg de nopal pendant huit semaines et qui a mis en évidence une baisse de 12 % du taux de cholestérol total, de 15 % du « mauvais » cholestérol. La taux de « bon » cholestérol restant stable.

Par ailleurs, des essais in vitro tendent à confirmer l’usage traditionnel du nopal pour traiter l’hypertrophie bénigne de la prostate. Un effet que les scientifiques attribuent notamment à sa teneur en quercétine (un flavonoïde fortement antiradicalaire bien connu qui confère au nopal son action antioxydante). Des chercheurs du « Harbor UCLA medical center », en Californie, ont aussi constaté que le nopal peut soulager les douleurs causées par la prostatite chronique.

Selon des études cliniques récentes, le nopal élimine l’excès d’ammoniaque dans les organes, combat les radicaux libres, neutralise les toxines. Les cures de nopal, au même titre que nos cures de raisin, sont très appréciées pour leurs effets désintoxicants. Les praticiens mexicains le prescrivent pour son action sédative dans des affections telles que l’angine de poitrine, les spasmes cardiaques, les maux de tête. Mais aussi pour ses propriétés anxiolytiques (il apporte calme et sérénité à l’organisme stressé), anti-diarrhéiques, antispasmodiques et galactogènes car il favorise la lactation chez les femmes allaitantes.

 
Pour en savoir plus lisez l'article sur le cholestérol chez alternativesante.fr
 

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