Les cures de printemps en médecine douce

Plus que jamais, les printemps risquent d’être difficiles, en raison de la pollution invisible croissante à laquelle nous sommes tous confrontés. Il convient donc d’être de plus en plus attentifs au petit ménage du foie, équivalent du filtre à huile d’un moteur, à la sortie de l’hiver.

Les remèdes sont multiples et c’est à chacun de trouver ce qui lui convient le mieux. Mais il y a quelques incontournables à intégrer dans les menus de la saison.

  • Il y a d’abord le pissenlit dont le principe amer est totalement orienté hépatique. Il y en a partout, même dans les pelouses des jardins publics. On peut le manger en crudité, assaisonné comme une salade, ou mélangé, cru ou cuit, avec de la purée de pomme de terre. On peut aussi l’incorporer dans une soupe. En outre, les propriétés du pissenlit sont multiples puisqu’il draine en plus la vésicule biliaire, les reins et élimine l’acide urique et le cholestérol.
  • La seconde plante de santé-printemps est l’ortie. Même si certains la mangent crue en salade, je trouve plus prudent de la consommer cuite dans la soupe, mélangée à de la pomme de terre et d’autres légumes au choix (carottes, poireaux, navets, oignons…).
    Rappelons que l’ortie est un puissant dépuratif, régénérateur du sang, anti-anémique, stimulant général et anti-rhumatismal.
    Pour ceux qui possèdent un extracteur de jus, le Dr Leclerc conseillait 100 ml par jour de suc d’ortie contre les hémorragies internes et externes, les hémorroïdes et l’entérite (inflammation de l’intestin grêle). Mais le jus d’ortie peut se consommer simplement pour avoir la superforme. J’avais d’ailleurs évoqué le développement de la mode de bars à jus surtout en vogue en Angleterre.
    Petite recommandation : lorsque l’on cueille les orties, il est mieux de ne couper que la pousse supérieure avec des ciseaux, ce qui permet leur repousse. On peut aussi faire au moins trois coupes dans la saison.
  • Une troisième plante courante, facile à trouver est le plantain. Il ressemble à une petite salade et il est encore plus répandu que le pissenlit. C’est un dépuratif de printemps par excellence. On peut le mélanger en salade avec le pissenlit ou au milieu de crudités variées. Le plantain est aussi un reconstituant puissant qui fait des miracles dans les maladies respiratoires graves. La tisane se fait à raison de 100 g par litre à bouillir 2 à 3 minutes et infuser 10 minutes. Boire 3 à 5 tasses par jour.
  • L’aubier de tilleul (du Roussillon, c’est le meilleur) nommé aussi gravelline, ne sert pas qu’à dissoudre les calculs rénaux ou hépatiques. C’est aussi un excellent draineur du foie de printemps. Il se vend sous forme de petits copeaux à faire tremper dans l’eau à raison de 30 g par litre. Bouillir 15 minutes Infuser 15 minutes. Boire le litre dans la journée. (en savoir plus sur l'aubier de tilleul)
  • La sève de bouleau : reminéralisante et détoxifiante

Toutes ces cures sont à faire pendant 3 semaines.

  • Pour la vésicule biliaire

Syndrome des suractifs et des excités, un remède très simple consiste à prendre au lever à jeun une cuillère à soupe d’une huile d’olive de qualité thérapeutique à acheter en diététique. Il faut compter 8 à 10 euros le litre.

  • Pour ceux qui n’habitent pas à la campagne

Retenir que les 3 remèdes de base en homéopathie sont :

  1. Chelidonium
  2. Taraxacum (pissenlit)
  3. Carduus marianus (chardon-Marie)

À prendre au choix ou en association en 9 CH (dilution) : 20 gouttes avant les 3 repas.
Nota : Dites à votre pharmacien que l’homéopathie en gouttes, ça existe, même s’il n’est pas au courant.
Si votre foie est vraiment atteint, il reste 2 remèdes externes efficaces, aux effets immédiats :

  • cataplasme d’argile tiède ou chaude à laisser en place 2 h en moyenne. De toute manière, il convient de l’enlever dès qu’une sensation désagréable apparaît (froid, chaud ou autre).
  • compresse chaude (43 à 44°C). Placer une bouillotte chaude par-dessus pour maintenir la température. Laisser en place 20 minutes (méthode du Dr Salmanoff).

Enfin, pendant la cure, arrêter alcool, chocolat, café et autres « gâteries » si l’on ne veut pas effectuer du travail de Pénélope.