Le Boswellia serrata : l'encens bénit des asthmatiques

Longtemps délaissée par les médecins et les phytothérapeutes européens, la résine du boswellia a été redécouverte par les chercheurs occidentaux, à la fin du XXème siècle, qui ont mis en évidence ses puissants principes anti-inflammatoires sans effets secondaires. Depuis peu, de nouveaux essais cliniques ont prouvé l’action efficace du Boswellia serrata dans le traitement des voies respiratoires et plus particulièrement dans la prévention des crises d’asthme.


Les traités de médecine ayurvédique accordent une large place à la résine de boswellia qui est utilisée seule (sous le nom de Salai guggul) ou en complexe associée à d’autres plantes indiennes. Les praticiens la recommandent pour le traitement des douleurs rhumatismales, de l’inflammation du tube digestif et des voies respiratoires. En usage externe, le Salai guggul est prescrit pour les problèmes d’acné, les infections fongiques et les furoncles. On utilise également les fumigations à base de cette résine pour purifier les vêtements, les maisons et les cheveux.

Un anti-inflammatoire puissant

L’ensemble de ces indications ont orienté depuis longtemps les chercheurs européens et américains vers les propriétés anti-inflammatoires du Boswellia serrata. De nombreuses études cliniques menées dans les années 80 ont ainsi démontré que cette résine a une activité inhibitrice ciblée et qu’elle ne produit aucun effet secondaire et ne présente aucune toxicité. Ce sont les acides boswelliques qui sont à l’origine de cette propriété. Ils inhibent la formation des leucotriènes, substances qui engendrent l’inflammation en accentuant les dommages causés aux tissus par les radicaux libres. Ils participent au bon fonctionnement des vaisseaux sanguins plus ou moins obstrués par des spasmes. Ces acides améliorent également la circulation sanguine dans les articulations et les autres tissus enflammés. Ils permettent ainsi un apport plus important en sang dans les tissus, alors mieux nourris et mieux drainés et contribuent à faire disparaître l’inflammation.

Asthme : 70 % de rémission

Puisque les leucotriènes interviennent spécifiquement dans la broncho-constriction, des chercheurs ont eu l’idée d’étudier les propriétés du boswellia dans les pathologies respiratoires telles que l’asthme. Au cours d’un récent essai clinique mené à la Faculté de médecine de Los Angeles, les chercheurs ont constaté une nette amélioration des symptômes de l’asthme chez les patients traités par le Boswellia serrata. Les trois quarts d’entre eux ont vu disparaître ce que l’on appelle « le ronchu », qui est le râle caractéristique de la difficulté à respirer lors d’une crise. Le volume respiratoire s’est nettement amélioré, le nombre de crises s’est espacé dans le temps et leur intensité a diminué de façon significative. Après six semaines d’un traitement aux acides boswelliques, la rémission de l’asthme a été constatée pour 70 % des patients, dont aucun n’a reçu d’autre traitement médical.

Le Boswellia serrata recèle donc de multiples propriétés thérapeutiques encore mal exploitées aujourd’hui. Bizarrement, ce sont les industriels de la cosmétique qui l’utilisent le plus, pour son parfum exotique et apaisant. Et on le trouve malheureusement plus facilement dans les savons et les cosmétiques que dans les pharmacies.

Recommandation

Pour obtenir de bons résultats, prendre 300 mg d’un extrait de résine de boswellia deux à trois fois par jour. Cet extrait doit contenir 70 % d’acides boswelliques.
Note : Les premiers bienfaits du boswellia se manifestent, en général, au bout de deux semaines. Dans certains cas, il faudra patienter jusqu’à quatre semaines.

 

 

Où se procurer du Boswellia Serrata :

La Vie Naturelle

Tél. : 0 800 404 600

Site : www.la-vie-naturelle.com