La maca : l'hormone naturelle venue du Pérou

Plante sacrée des Incas, la maca a été redécouverte par les scientifiques occidentaux qui ont mis en évidence ses propriétés nutritives et aphrodisiaques exceptionnelles. Une alternative naturelle aux stimulants sexuels et autres médicaments de synthèse préconisés pour lutter contre l’impuissance masculine et les troubles de la libido.


Quand les Espagnols arrivent dans la Cordillère des Andes, ils s’aperçoivent assez rapidement que leurs capacités reproductrices s'amenuisent. Même constatation pour ce qui concerne leur bétail. Ils comprennent que c'est certainement dû au froid et à l'altitude. Les Indiens leur conseillent alors de manger de la maca et d'en donner en fourrage au bétail. Les résultats sont tels que le modeste tubercule devient rapidement l'objet d'un commerce intensif.

Les scientifiques occidentaux séduits par le ginseng andin

Dès 1653, le Père Barnabé Cobo, historien, décrit la maca et ses curieuses propriétés. C'est en 1961 que le Dr Gloria Chacon de Popovici isole dans la plante péruvienne quatre alcaloïdes et leur action sur le système reproducteur de l'homme et de la femme. Ensuite, les travaux se multiplient, notamment dans les pays anglo-saxons (University of British Columbia, City University of New York, University of California...) pour découvrir les autres modes d'action de ce surprenant tubercule. C'est certainement au professeur Fernando Cabieses, neurologue de notoriété internationale, professeur de neurochirurgie à l'Université de Miami et Historien de la médecine, que la maca doit sa renommée internationale. Ayant donné de la maca à des rats de laboratoire... il constate que ses cobayes se transforment soudainement en « chauds lapins ».

Intrigués, étudiants et scientifiques se proposent comme «cobayes humains». Les observations sont identiques : la maca augmente les capacités sexuelles et reproductives, au point qu'elle est surnommée le « ginseng andin ». Il ne s'agit pas là de comparer la racine du ginseng avec celle de la maca, car les deux plantes ont des principes actifs différents. Le ginseng est adaptogène, c'est-à-dire qu'il permet à l'organisme de s'adapter à une situation en puisant dans ses ressources.

Alors que la maca, très riche en protéines, contient des glucosinolates, des acides aminés (lysine, méthionine, tryptophane), des oligo-éléments (fer, cuivre, zinc, sodium, potassium, calcium et iode), des alcaloïdes et des substances qui agissent directement sur le système hormonal de l'homme et de la femme.

Dope la libido, combat l’impuissance et la ménopause

Aliment complet, la maca permet encore aujourd’hui aux populations andines de résister plus facilement au froid et aux agressions climatiques. En complément alimentaire, elle est essentiellement recommandée par les phytothérapeutes pour renforcer les défenses naturelles, mieux résister au froid, donner un coup de fouet en cas de fatigue physique, lutter contre les effets du vieillissement. Ses propriétés anti-asthéniques de type anabolisant ont conduit des sportifs à l’utiliser avec succès comme alternative naturelle aux anabolisants stéroïdiens et autres hormones. Surtout, la maca surnommée le « viagra péruvien », est considérée comme un stimulant hormonal global. En activant l’érection, elle permet de résoudre certaines déficiences sexuelles masculines, telles l’impuissance. Mais aussi de doper la libido aussi bien chez l’homme que chez la femme avec, à la clé, plus de plaisir et plus de jouissance.

La maca est également préconisée pour améliorer la fécondité et pour lutter contre les troubles de la ménopause – bouffées de chaleur, fatigue, troubles de la libido ou de la mémoire, céphalées, sécheresse vaginale… D’ailleurs, à cet effet, elle est souvent associée au soja et au yam, deux autres plantes reconnues pour compenser l’arrêt de la production d’oestrogènes et de progestérone chez la femme.

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