La joubarbe, garde du corps et de l’habitat

La joubarbe des toits a une telle capacité à s’installer n’importe où, qu’elle est aujourd’hui la coqueluche des constructeurs écolo et des paysagistes lorsqu’ils veulent obtenir une toiture végétale. Mais c’est aussi une plante médicinale dont il suffit de récolter les feuilles pour bénéficier de ses pouvoirs cicatrisants.

Cette plante est extrêmement résistante aux climats les plus extrêmes : jusqu’à moins 10 °C et quasiment sans eau. Elle est la plus grande de son espèce, avec des fleurs, visibles de juin à août et une tige rose clair. Seul un petit nombre de fleurs sont ouvertes simultanément par rapport au grand nombre de bourgeons. Ses feuilles sont ciliées sur les bords, contrairement à celles de la joubarbe des montagnes, couvertes de poils gluants sur les faces.

Son suc est cicatrisant

L’utilisation médicinale de la joubarbe est ancienne. En application locale, ses noms définissent parfaitement son usage : « herbes-aux-coupures », « herbes-aux-brûlures » ou « herbes-aux-cors », du fait des propriétés cicatrisantes, apaisantes et kératolytiques (réelles ou supposées) de l’abondant suc de ses feuilles, que l’on plaçait directement sur la blessure, la brûlure ou l’excroissance indésirable.

Mode d’utilisation

Les feuilles, que l’on peut récolter toute l’année mais surtout en septembre et en octobre, sont à appliquer fraîches et pelées ou en pressant la feuille pour extraire le suc sur les inflammations, les plaies, les brûlures, les gerçures, contre les cors, les dartres et l’eczéma.
Elles seront aussi pilées et appliquées en cataplasme froid pour soulager les migraines.
En usage interne, le suc est utilisé en gargarisme contre l’angine, les aphtes, le muguet.