Risques cardiovasculaires

Les maladies cardiovasculaires (angine de poitrine, infarctus, athérosclérose, accident vasculaire cérébral, hypertension artérielle) sont une des principales causes de mortalité, d’où l’importance de leur prévention. Des mesures simples permettront de minimiser ce risque.


Faites vos comptes

Un certain nombre de facteurs sont connus pour augmenter le risque cardiovasculaire. Pour connaître votre facteur de risque, comptez le nombre de facteurs que vous présentez.

Ce sont :

  • Homme de 50 ans et plus, et femme de 60 ans et plus.
  • Surpoids (IMC à 25-30) ou/et une augmentation du tour de taille supérieur à 102 cm chez l’homme et 88 cm chez la femme.
  • Sédentarité.
  • Existence d’un diabète.
  • Tabagisme en cours ou arrêté depuis moins de 3 ans. Il a un impact négatif sur le cœur et les vaisseaux même à faible dose quotidienne.
  • Antécédents familiaux : Infarctus du myocarde ou mort subite avant 55 ans, chez le père ou chez un parent du premier degré de sexe masculin, infarctus du myocarde ou mort subite avant 65 ans, chez la mère ou chez un parent du premier degré de sexe féminin.
  • Accident vasculaire cérébral avant 45 ans.
  • Tension artérielle supérieure à 14/7, traitée ou non.
  • LDL-cholestérol supérieur ou égal à 1,60 g/l (4,1 mmol/l). Ce taux devra être d’autant plus bas qu’il existe de nombreux autres facteurs cardiovasculaires.
  • HDL-cholestérol inférieur ou égal à 0,50 g/l (1 mmol/l). En revanche, un HDL-cholestérol supérieur ou égal à 0,60 g/l (1,5 mmol/l) est plutôt un facteur protecteur du risque cardiovasculaire.
  • Triglycérides supérieurs à 1,50 g/l.
  • Carence en vitamine D.
  • Homocystéine augmentée. Elle est associée à un risque thrombotique (coagulation) accru.
  • Prise de pilule contraceptive. Ce risque a été diminué du fait de la baisse des œstrogènes dans les pilules de troisième génération. Le traitement hormonal de la ménopause (THS) serait protecteur.
  • Augmentation de la protéine C réactive (CPR), à cause de l’inflammation qui interagit sur l’épithélium vasculaire favorisant le développement de plaques d’athérome.
  • Stress, mais surtout une forte activité professionnelle accompagnée d’un sentiment de frustration.
  • Troubles de la coagulation (thrombogéniques) favorisant les risques de thrombose.
  • Autres facteurs : Températures basses : en dessous de - 10 °C, on constate 13 % d’infarctus en plus, catégories sociales défavorisées, tabagisme passif, fréquence cardiaque élevée : 6 fois plus de risque chez les hommes ayant un rythme cardiaque de repos supérieur à 88 pulsations par minute par rapport à ceux qui ont une fréquence inférieure à 65.

L’alimentation est une des clés de la prévention :

  • Une alimentation légère et pauvre en calories permettra de lutter contre la surcharge pondérale. Une perte de 5 à 10 % d’une surcharge permet de reculer jusqu’à dix ans le début et l’évolution d’un diabète de type 2.
  • Les graisses saturées (laitages, viandes et charcuteries) augmentent le cholestérol alors que les graisses mono-insaturées et poly-insaturées comme les phytostérols l’abaissent.
  • Les acides gras poly-insaturés oméga 3 sont anti-inflammatoires (baisse de la CPR) et anti-thrombotiques (fluidifiants du sang), c’est-à-dire qu’ils peuvent prévenir les accidents ischémiques (cœur ou cerveau, notamment). Ils participent aussi à l’équilibre des triglycérides et à la gestion du stress.
  • La consommation excessive de sodium (sel) et d’alcool favorise l’hypertension.
  • La consommation de calcium et de potassium (fruits et légumes) abaisse la tension artérielle.
  • Les fruits et les légumes apportent des antioxydants utiles pour lutter contre le vieillissement et l’attaque des radicaux libres.
  • Les excès d’alcool et de glucides (sucreries, féculents…) favorisent l’augmentation des triglycérides.
  • Une consommation d’aliments riches en folates (levure, betterave, maïs, foie, fruits secs, œufs…) ou la prise d’une complémentation, permet de normaliser l’homocystéine.
  • La consommation d’aliments riche en vitamine D (huile de foie de morue, saumon, anguille, thon, champignons…), l’exposition au soleil pendant une demi-heure par jour (ou une supplémentation) lutteront contre les carences en cette vitamine.