Prévenir le syndrome métabolique

Le syndrome métabolique se manifeste d’abord par un surpoids suivi d’une insulino-résistance engendrant un diabète de type 2, d’un excès de cholestérol et de triglycérides, d’hypertension artérielle… Pour éviter ces graves complications, le meilleur remède est la prévention.


Perdre du poids

Le syndrome métabolique touche maintenant des personnes de plus en plus jeunes, voire des enfants.

Son origine provient d’une résistance à l’insuline des cellules du corps. Car lorsque le taux de sucres monte dans le sang, le pancréas se met à fabriquer de l’insuline pour faciliter l’entrée du sucre dans les cellules. Ainsi l’insuline ouvre la porte du sucre et permet son entrée dans la cellule où il sera stocké ou transformé en énergie. L’insulino-résistance bloque cette entrée. Et c’est cette privation des cellules en sucre qui est la source des complications du syndrome métabolique.

Pour les spécialistes, l’hérédité est une des causes du syndrome métabolique. Cependant, même si tel est le cas, une perte de poids peut en retarder la venue, et peut-être même l’éviter.

La perte du surpoids est l’élément le plus efficace. Pour cela, un régime alimentaire accompagné d’une reprise progressive d’un exercice physique sont la clé. On sait qu’une perte de 5 % du poids du corps et une activité physique de 20 à 30 minutes par jour (ou de 3 heures par semaine) sont capables de retarder de plus de dix ans la survenue d’un diabète. La mise en place de nouvelles habitudes alimentaires fera le reste. Le régime doit comporter 50 % de glucides (de préférence des sucres à index glycémique bas), 35 % de bonnes graisses (huiles d’olive, de colza et de noix) et 15 % de protéines (viandes blanches et poissons).

Les sucres et les graisses

C’est sans doute le facteur le plus important.

  • La suppression des sucreries, ou leur forte réduction, est une première clé. Les sucreries (sucre, chocolat, bonbons, gâteaux, pâtisseries) peuvent être consommées en petite quantité au cours des repas, mais non entre les repas. Car ce grignotage favorise de fortes sécrétions d’insuline, suivies d’hypoglycémie réactionnelle qui donne faim (et re-grignotage) et qui épuise l’organisme.

    En revanche, les sucres lents (complexes) sont importants à consommer, surtout ceux à index glycémique bas (riz, lentilles, haricots blancs, petits pois, maïs, pain aux céréales, légumes verts) qui assureront un taux de sucre constant dans le sang jusqu’au repas suivant.

    L’aspartame, aux dires de certains auteurs, trompe l’organisme. Celui-ci deviendrait alors incapable de reconnaître le vrai sucre du faux, d’où la survenue d’une insulino-résistance.
     
  • Les graisses sont le deuxième élément péjoratif. L’alimentation moderne en contient beaucoup trop, notamment des mauvaises graisses saturées et trans qui sont à limiter au maximum. La part des graisses est souvent plus importante que les glucides. On les retrouve dans les viandes (rouges surtout), les fritures, les charcuteries et les laitages (prendre des allégés).

Au travers de ces conseils, on retrouve tout simplement les grandes lignes du régime méditerranéen.

Quelques autres conseils :

À côté de ces conseils portant sur l’alimentation et l’exercice physique, d’autres éléments peuvent être utiles :

  • Une bonne oxygénation, à l’aide de grands mouvements respiratoires à l’extérieur ou devant la fenêtre ouverte, apportera aussi l’énergie aux cellules pour combattre l’insulino-résistance.
  • Les oligoéléments améliorent aussi l’utilisation du glucose et rééquilibrent le pancréas.
  • Les acides gras oméga 3 (poisson) luttent contre les excès de cholestérol et de triglycérides.
  • La levure de riz rouge (chez La Vie Naturelle) et l’ail permettent de régulariser le cholestérol.
  • La limitation de la consommation de sel (sodium) pour lui préférer le potassium vendu sous forme de sel de régime en pharmacie (faire contrôler son potassium)
  • La cannelle contre le diabète…
  • Certains auteurs évoquent d’autres causes possibles au syndrome X : l’acidose de l’organisme, les champs électromagnétiques qui perturbent les cellules, les pollutions chimiques qui encrassent l’organisme et qu’il stocke, ne sachant les éliminer… engendrant ainsi la prise de poids.