Prévenir l'ostéoporose

L'ostéoporose touche 5 à 6% des hommes de plus de 50 ans, et plus de 15 à 18% des femmes du même âge. Certains parlent même d'une femme ménopausée sur trois ! Ses symptômes apparaissent tardivement. Pour éviter la fracture, elle doit faire l'objet d'une prévention active dès 50 ans.  


Évaluer son risque

Les facteurs de risque de l’ostéoporose sont nombreux, et si l’on en cumule plusieurs, il vaut mieux se lancer au plus tôt dans une démarche de prévention active.
  • Chacun sait que l’ostéoporose frappe plutôt les personnes d’âge avancé et de sexe féminin (bien que les hommes soient également atteints). Mais il y a des facteurs de risque plus discriminants : une immobilisation prolongée, le manque d’activité physique, la perte de poids ou simplement la maigreur.
  • La consommation de tabac et d’alcool, un faible apport en calcium et vitamine D sont des facteurs aggravants.
  • Les antécédents personnels (fractures avant 40 ans) ou familiaux (de fracture ou d’ostéoporose) accroissent le risque.

Mais les personnes les plus exposées sont les femmes qui ont un déficit œstrogénique (ménopause, traitements anti-œstrogènes), surtout si la ménopause est survenue avant 50 ans ; celles qui ont pris des glucocorticoïdes (cortisone) en traitement de longue durée ; ou encore ceux et celles qui ont souffert de certaines maladies hormonales.

  • Il existe encore de nombreuses autres causes possibles comme les intoxications au plomb, certains traitements (antivitaminiques K, pansements gastriques contenant de l’aluminium), la consommation excessive de sel (NaCl) ou d’aliments acidifiants, les maladies du côlon, l’insuffisance rénale chronique, etc.
 

Calcium, vitamine D et... détente

 
Lorsqu’une personne présente plusieurs facteurs de risque, il convient de commencer sans attendre par :
  • Limiter la consommation de sel, d’alcool et de tabac.
  • Limiter la consommation d’aliments acidifiants qui favorisent l’ostéoporose. Il faudra adopter une alimentation « méditerranéenne » (riche en légumes, crudités et fruits).
  • Limiter la consommation de café à 2 tasses par jour, car il augmente les fuites de calcium dans les urines.
  • Apporter du calcium par l’alimentation (préférer les laitages caprins). On pensera également au lithotame.
  • Consommer des protéines (viandes, poissons, œufs, céréales et légumineuses) quotidiennement, mais en quantité raisonnable.
  • Prendre de la vitamine D qui favorise l’absorption du calcium par l’intestin. On la trouve dans l’alimentation. Elle est également produite par l’exposition au soleil. L’hiver on peut utiliser des complémentations à la dose de 400 à 600 UI/j.
  • Pratiquer une activité physique qui stimulera la formation osseuse à condition qu’elle soit effectuée en charge (la natation et vélo sont peu efficaces, la marche est à conseiller).
  • Lutter contre le stress, car celui-ci favorise la montée d’hormone déminéralisante.

De la prêle, de l’ortie et du silicium organique

 
Lorsque le risque est plus grand ou que l’ostéoporose menace sur les résultats d’ostéodensitométrie. On complétera les mesures précédentes avec :
  • Les plantes comme la prêle ou l’ortie sont d’excellentes reminéralisantes. Il y a aussi le varech (fucus), l’ail qui est riche en sélénium, la sauge et le gingembre.
  • Le silicium organique G5 qui est un constituant essentiel du tissu conjonctif.
  • Le zinc qui est un oligoélément essentiel pour le développement cellulaire.
  • Les vitamines B et C, ainsi que le magnésium (surtout le glycérophosphate de magnésium) qui favoriseront la fixation du calcium sur l’os.
  • En homéopathie, on pourra conseiller une préparation contenant : calcarea carb. + calcarea phos. + calcarea fluorica + silicea + symphysum + os total en D8, à raison de 20 gouttes deux fois par jour.
Tous ces traitements sont à prendre au long cours, seuls ou en association.
 

Prévenir le risque fracturaire

 
Enfin, dans les cas graves avec risque fracturaire, il faudra recourir aux traitements modernes. Ils seront différents selon l’âge et le sexe de la personne.
Chez la femme, le médecin prescrira :
  • Les SEM (modulateurs sélectifs des récepteurs œstrogéniques) : Evista et Optruma ;
  • Les biphosphonates : Fosamax, Didronel, Actonel…
  • Les anabolisants osseux : Forsteo (tériparatide) et Protelos (ranélate de strontium).
Tous très efficaces mais non dénués d’effets secondaires.