Un taux de cholestérol bas augmente le risque de cancer

 

De nombreuses études ont montré que la prise de médicaments anticholestérol ne se traduisait pas par une augmentation de l’espérance de vie. Au contraire, on sait désormais que les statines représentent un facteur supplémentaire pour les personnes à risques de cancer.
 
Depuis plusieurs dizaines d’années, le cholestérol a été élu ennemi numéro  1 de nos artères. Or si vous êtes un lecteur régulier de Principes  de  Santé, vous savez que bon nombre de spécialistes se rangent désormais derrière l’analyse du Dr  Michel de  Lorgeril pour qui le problème du cholestérol élevé est très exagéré.
 
Déjà, il y a une vingtaine d’années, le Pr  Apfelbaum avait montré que si les personnes traitées faisaient moins d’infarctus, elles mourraient autant que les personnes non traitées. Ce qui veut dire que faire baisser le cholestérol en ayant recours à des médicaments à base de statines peut augmenter la mortalité liée à d’autres maladies ! Mais lesquelles ?
Et bien nous savons que les personnes qui ont un cholestérol plus bas ont un risque augmenté non seulement de dépression, de suicide, d’accident de la route mais aussi… de cancer. En effet, comme l’avait déjà évoqué le Pr  Apfelbaum, des études publiées récemment montrent que les personnes traitées par statines meurent plus de cancer que les personnes non traitées.
 
Le cholestérol, bien que honni par une partie de la communauté scientifique, est une molécule indispensable à la vie. C’est le précurseur d’hormones aussi importantes que le cortisol, la testostérone ou la DHEA. Il permet aussi la synthèse des sels biliaires nécessaires à la digestion des graisses. Mais surtout, c’est un « stabilisant de membrane » essentiel au bon fonctionnement de nos cellules.
 
Cholestérol et fonctionnement des cellules
 
Un excès de cholestérol peut entraîner un durcissement de la membrane des cellules et cela peut, éventuellement, expliquer sa responsabilité dans certaines maladies vasculaires. À l’inverse, en cas de manque de cholestérol, la membrane devient instable et trop « souple ». Or la membrane cellulaire est considérée aujourd’hui comme le « cerveau » de la cellule. Le Dr  Bruce Lipton a bien montré dans ses travaux (*) que le noyau de la cellule est un simple disque dur de stockage, mais que c’est la membrane, grâce à ses capacités de communication, qui préside à la destinée de la cellule et à son bon fonctionnement.
 
Et, cela est moins connu, une des principales causes du cancer est liée à la perte d’une fonction essentielle de la membrane qu’on appelle « inhibition de contact ». Une cellule normale, quand elle est entourée d’autres cellules, arrête de se diviser. Dans le cancer, au contraire, les cellules se divisent à l’infini, ce qui explique l’extension des tumeurs et leurs capacité à envahir les tissus voisins. Il n’est donc pas surprenant qu’un cholestérol trop bas puisse augmenter le risque de maladie cancéreuse.
 
Facteurs de risque
 
Sachant cela, quelle attitude adopter ? Si vous avez un risque cardiovasculaire élevé, ainsi que d’autres facteurs (obésité, sédentarité, tabagisme, hypertension, diabète), vous avez tout intérêt à contrôler votre taux de cholestérol. À  ce sujet, je déplore que des médecins puissent se satisfaire d’une simple baisse du taux de cholestérol grâce aux statines et rassurent faussement leurs patients qui continuent alors à se nourrir n’importe comment.
 
En revanche, si votre risque cardiovasculaire n’est pas majeur, si vous présentez peu ou pas d’autres facteurs de risque et surtout si, dans votre famille, il y a plus de cancers que d’infarctus, vous devez y réfléchir à deux fois avant de prendre un traitement chimique pour faire baisser votre taux de cholestérol. Bien entendu, je vous recommande de suivre une alimentation adaptée pour contrôler votre cholestérol et peut-être utiliser certains compléments alimentaires. Mais prendre un médicament qui fait baisser artificiellement et excessivement votre cholestérol, si vous présentez un risque personnel ou familial de cancer ou si vous avez déjà eu un cancer, n’est pas sans risque.
 
Dans tous les cas pesez bien le pour et le contre car le rapport est loin d’être favorable pour tout le monde !
 
Le cholestérol n’est pas coupable
 
Le Dr Michel de Lorgeril a décortiqué toutes les études sur le rôle du cholestérol dans les maladies cardiovasculaires. Ce grand scientifique conclut, en substance, que le cholestérol est au mieux un marqueur du risque cardiovasculaire, mais certainement pas le coupable qu’on veut nous imposer.
Aussi faire baisser artificiellement ce marqueur à coup de statines de plus en plus nombreuses sur le marché (car source d’immenses profits pour les laboratoires), n’est peut-être ni suffisant ni anodin en terme d’amélioration de l’espérance de vie. Et la lecture attentive des dernières études sur ces médicaments ne dit pas autre chose : la mortalité globale entre les personnes traitées par statines et celles qui ne  le sont pas est statistiquement identique !
 
Pour en savoir plus lisez l'article sur le cholestérol chez alternativesante.fr
 
(*) « La biologie des croyances », du Dr Bruce Lipton. Éd. Ariane.