Traiter la maladie de Parkinson par l'homéopathie

NDLR : Le Docteur Albert-Claude Quémoun, chargé de cours à la faculté de médecine de Paris-Nord et à la faculté de pharmacie de Paris V présente ici les résultats des recherches qu’il a effectuées à l’hôpital Saint-Antoine de Paris prouvant l’activité des remèdes homéopathiques sur les récepteurs muscariniques et dopaminergiques en cause dans la maladie de Parkinson.

La maladie de Parkinson est une affection neuro-dégénérative qui touche entre cent mille et cent vingt mille personnes en France. Les symptômes de cette maladie se caractérisent par un tremblement incessant des membres, surtout prononcé aux doigts. Une rigidité musculaire qui donne aux malades une attitude rigide correspondant à une difficulté de flexion des membres : jambes, tronc, bras et un visage figé typique.

Les remèdes homéopathiques du tremblement

  • Gelsemium :

Les symptômes du sujet sont aggravés par les émotions, les appréhensions et par le temps humide. Aux tremblements s’associent souvent des troubles de la motricité volontaire, avec faiblesse des membres inférieurs et incoordination gestuelle. Le patient est sujet aux assoupissements et désire être seul.

  • Hyosciamus niger :

Le patient est sujet aux délires, à la surexcitation avec déficit psychique, épuisement nerveux, accompagné de logorrhée, d’agitation, de confusion, surtout chez les vieillards et les sujets surmenés. Des périodes de délires furieux et agressifs le poussent à quitter le lit. Chez ces sujets, on observe des quintes de toux, dès qu’ils se mettent en position allongée après avoir mangé, bu ou parlé.

  • Mercurius solubilis

Le tremblement est aggravé par l’effort ou par la fatigue. Il se caractérise par la rigidité des membres et par des courbatures douloureuses avec prédominance des membres supérieures.

Tremblements accompagnés d’asthénie

  • Alumina

C’est le remède par excellence de l’asthénie psychique, avec ses phases dépressives, son ralentissement général, la lenteur de toutes ses fonctions, son épuisement qui s’accompagne de vertiges et d’incontinence urinaire.
L’aspect général du sujet est sec. Sa démarche est perturbée, il marche lentement, à petits pas avec une incoordination et des tremblements des membres inférieurs. C’est une personne lente, indécise, qui hésite parfois sur sa propre identité. Elle est sujette à des crises de dépression, de lamentation et est consciente de ses déficits. Elle redoute la folie.

  • Causticum :

Chez les hemi-parkinsoniens droits, le tremblement est à évolution progressive. Le soir, contractures des membres inférieurs et agitation continuelle des membres inférieurs la nuit.
Paralysie motrice, enraidissement et atrophie précoce. Perte des réflexes. Incontinence sphinctérienne, anale et vésicale. Déficit de la sensibilité, de l’audition, de la vision, du goût et de l’odorat. Tremblements séniles, paralysie faciale surtout par exposition au vent froid et sec.

Rigidité et abrutissement

  • Baryta carbonica

Signes d’une hyperthyroïdie : frileux, aussi bien ralenti physiquement que psychiquement. Le sujet souffre de tremblements dus au froid, à la peur, à la présence de personnes étrangères. Se perd dans les endroits qu’il connaît bien. Vertiges, insécurité à la marche, céphalée frontale suite à un effort intellectuel même minime.

  • Rana bufo

Correspond aux sujets marqués par une sexualité incontrôlée accompagnée de débilité mentale. Peut-être violent ou puéril. L’espèce dont est extrait ce remède homéopathique contient de la bufotonine dont la structure est proche de la sérotonine.

Remède de la mémoire

  • Baryta carb.

Ce sujet se caractérise par son faciès figé, sa lenteur de compréhension et de locomotion. Il a tendance à se perdre dans les rues, voire dans son propre habitat. Désorienté dans l’espace, il est également désorienté dans le temps. C’est un frileux. Constat d’un hypofonctionnement hypophysaire et glandulaire.

  • Plumbum

Les douleurs musculaires sont intensifiées par le mouvement et soulagées par la pression.
Le sujet, plus tremblant, plus contracturé se plaint de douleurs névralgiques. On note qu’il a tendance à l’atrophie musculaire, surtout au niveau des membres inférieurs. Il se plaint de constipations fréquentes.

Remèdes des hallucinations

  • Hyosciamus

Ce remède correspond aux personnes sujettes aux hallucinations visuelles, à des crises de délire sénile avec agitation. Cauchemars, réveils brusques avec sursaut.
Le malade a tendance à devenir méfiant, querelleur, confus mentalement.

  • Stramonium

Ce remède s’adresse aux personnes qui sont la proie de cauchemars, de terreurs nocturnes et d’hallucinations aggravées par l’obscurité, lorsqu’elles fixent une source lumineuse ou bien qu’elles sont seules. L’état s’améliore le jour ou en société.

Choix des dilutions

D’une façon générale, le choix des dilutions varie selon la sensibilité du sujet. Plus il est sensible et plus il réagira aux hautes dilutions :

– Troubles neurologiques avec contractures et troubles psychiques : 9,12 et 15 CH.

– Syndromes dépressifs, démentiels et hallucinatoires : de 15 à 30 CH.
Pour le choix des dilutions et la durée du traitement, il est préférable de s’adresser à un médecin homéopathe.