Téléphones portables, antennes relais et wi-fi : bienvenue dans le micro-ondes universel

Avec la banalisation des téléphones portables, les micro-ondes sont passées du four de la cuisine à notre oreille. Les téléphones portables et les antennes relais inondent désormais notre environnement alors même que leur « toxicité » ne cesse d’être prouvée, étude après étude. Le plus grand danger provient sans doute des basses ondes émises par ces appareils, les ELF, reconnues cancérigènes par l’OMS depuis 1998. Mais le pire est à venir : la nouvelle technologie wi-fi diffuse, elle, les mêmes fréquences que celles du four… en pleine rue !

Le four à micro-ondes, devenu si banal dans nos cuisines, n’est pas le seul appareil à dégager ce type d’ondes. Tout aussi banalisés maintenant, les téléphones mobiles sont des sources émettrices identiques de ce rayonnement, dont la fréquence oscille entre 900 et 1 800 Mega-hertz. Mais également d’ondes toutes aussi « toxiques », les ELF (Extremly low frequencies) dont la fréquence est inférieure à 300 hertz.

Les études scientifiques se multiplient depuis quelques années pour montrer les conséquences néfastes pour la santé de l’exposition prolongée aux ondes émises par la téléphonie mobile et les supports fixes que sont les antennes relais.

En septembre 2002 déjà, une vingtaine de médecins allemands s’étaient réunis à Fribourg pour mettre en commun leurs constats cliniques de la nuisance des téléphones portables et les porter à la connaissance des autorités européennes. Aujourd’hui, ce groupe de praticiens allemands est soutenu par plus d’une centaine de médecins, toutes spécialités confondues, et de chercheurs de tous horizons, mais aucune autorité européenne n’a pris le problème en main.

Les micro-ondes à l’oreille

Les micro-ondes ont la particularité d’être absorbées par les molécules d’eau. C’est suite à cette absorption que les liaisons hydrogènes des molécules d’eau sont agitées et qu’un échauffement se produit. C’est le principe du four (qui réchauffe les aliments et pas les plats en verre ou céramique) et l’explication de l’échauffement ressenti à l’oreille suite à une conversation prolongée au téléphone (après seulement 3 minutes, la température du lobe temporal augmente d’un degré). Les micro-ondes ont également des effets perturbateurs sur les réactions biochimiques intra et extra cellulaires.

L’impact médical constaté sur des patients, qui se nomme maintenant le « syndrome des micro-ondes », est connu depuis quarante ans, notamment grâce aux militaires et à leur utilisation de la technologie des radars. Outre les effets de la conversion du rayonnement en chaleur qui induit des lésions locales, troubles de l’audition et perturbation de la thermorégulation, le plus à craindre est ce que l’on ne sent pas : les effets athermiques.

Les études épidémiologiques décrivent les dommages provoqués comme pouvant affecter :

  • Le système nerveux central : asthénie, troubles du sommeil, irritabilité, céphalées, perte de la mémoire.
  • Le système endocrinien : dysfonctionnement gonadique, surrénalien et thyroïdien.
  • Le système immunitaire : modification lymphocytaire, macrophagique et hématopoïétique.

Des pathologies lourdes sont aussi notées : infarctus, leucémie et tumeurs cérébrales.

Basses fréquences à haut risque

La dangerosité des ondes émises par un téléphone portable ou par les antennes relais se mesure également par l’émission des ondes basses fréquences (les fameuses ELF). Leur toxicité est reconnue officiellement par l’OMS depuis 1998. Les ELF ont fait l’objet d’une publication les classant comme source cancérigène pour l’homme, au même rang que d’autres sources telles que le plomb ou l’essence.

Par ailleurs, l’implantation d’antennes sur les châteaux d’eau expose l’eau consommée par les populations à une perturbation due aux ELF qui rend l’eau potentiellement pathogène. Une étude récente publiée dans le Journal of electromagnetic biology and medecine (2003) montre que l’absorption d’une eau préalablement soumise à des basses ondes entraîne une perturbation des cellules sanguines : plaquettes, lymphocytes et monocytes.

Le wi-fi : quand la rue se transforme en four à micro-ondes

La technologie wi-fi commence à envahir les lieux publics pour permettre à chacun de se connecter à Internet sans fil et de n’importe où : d’une gare, d’un café ou d’une place publique. Avec fierté, on nous annonce que la technologie de demain va fonctionner avec des hyper-ondes de 2,4 Mega-hertz, soit précisément la longueur d’ondes émise par le magnétron de votre four micro-ondes avec, il est vrai, une puissance moindre dans le cas du wi-fi. Bienvenue dans le four à micro-ondes global !

François Lehn 

Pour en savoir plus, lire :
« Votre gsm, votre santé, on vous ment » des docteurs Richard Gautier, Pierre le Ruz, Roger Santini et du professeur Daniel Oberhausen.
Éditions Marco Pietteur, collection Résurgence • en librairie

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