Les traitements dentaires ont une incidence directe sur nos hormones

Amalgames métalliques, caries, cicatrices d'extraction mal refermées, détartrage profond en cas de parodontite... autant de causes qui peuvent perturber gravement les glandes endocrines et leurs hormones, entraînant de nombreux troubles organiques et pathologies. Le Dr Michel Arteil*, chirurgien dentiste, qui a étudié le lien entre dents et hormones depuis près de vingt ans nous livre ici son expérience de praticien.

Sur quels fondements scientifiques se base la théorie qui lie les dents au fonctionnement hormonal et organique ?

Les pédiatres savent bien que chez les jeunes enfants, les dents de lait peuvent causer des otites, des coliques ou des troubles respiratoires. Un certain nombre de dentistes se sont donc naturellement demandés pourquoi cette correspondance entre les dents et la santé globale ne perdurerait pas avec le temps. Beaucoup de dentistes se sont penchés sur ce lien et pensent maintenant que cette relation dents-organes passe par une relation encore plus intime entre les dents et les hormones. Dans ma pratique quotidienne de dentiste, j’ai pu constater, depuis près de 20 ans, qu’un tel lien existait effectivement.

Quelle serait la nature de ce lien ?

Il y a, d’une part, les amalgames dentaires composés de plusieurs métaux qui peuvent créer des fréquences parasites dans la bouche. La fréquence ne correspond pas à celle de la glande endocrine reliée à la dent, il se crée une perturbation fréquentielle au niveau de la glande endocrine et de l’hormone qu’elle sécrète.
Par ailleurs, diverses constatations cliniques indiquent que des cicatrices causés par un traumatisme ou une extraction de dents perturbent également « l’information » de la loge de la dent et ont des répercussions à distance sur le reste de l’organisme. La perturbation est, cette fois, d’ordre énergétique.

Dans quels types de pathologies le lien entre les dents et les hormones est-il le plus net ?

Le stress et la dépression sont sans doute les symptômes les plus fréquents. Ils résultent souvent de problèmes dentaires qui affectent les molaires. C’est assez fréquent car les premières molaires sont les dents généralement les plus cariées. Ce sont donc les dents qui reçoivent le plus fréquemment un traitement métallique : couronne ou amalgame. Les premières molaires sont en effet en liaison avec les hormones corticosurrénales qui sécrètent l'adrénaline qui accélère le rythme cardiaque et favorise les états de stress et ont pour conséquence la dépression, la tristesse et la colère. Quant aux secondes molaires, elles sont reliées à l'épiphyse qui a un rôle central dans l'organisme puisqu’elle règle notre horloge interne et induit le sommeil par l'intermédiaire de l'hormone qu'elle sécrète: la mélatonine. Des implants sur les secondes molaires peuvent troubler la sécrétion de mélatonine et ainsi engendrer des troubles du sommeil, un syndrôme saisonnier de dépression, l’agressivité, l’indifférence ou la mélancolie.

La santé de nos dents aurait donc un effet direct sur notre comportement ?

C’est certain. Par exemple, j’ai pu soigner ainsi des problèmes liés à l’indécision seulement en changeant un ciment dentaire sur une canine du haut. Les canines sont en effet liées à l’hypophyse qui est le chef d’orchestre des glandes endocrines et le siège de la volonté, des pensées et des émotions.

Les problèmes de dents peuvent-ils aussi être à l’origine de maladies plus graves ?

C’est souvent le cas. Ainsi, les incisives centrales sont en relation avec les hormones sexuelles. Une perturbation située sur une incisive centrale peut entraîner des problèmes de stérilité masculine et féminine. J’ai vu le cas de certaines stérilités féminines, reconnues en milieu hospitalier, qui ont disparu après la dépose des amalgames et un rééquilibrage du terrain. Il existe également des stérilités masculines liées aux obturations faites à l’amalgame d’argent. Après dépose des amalgames, j’ai plusieurs fois constaté chez des patients stériles le retour à un spermatogramme normal sans autre traitement.

Vos observations ne vous amènent-elles pas à nous mettre en garde contre tous les types de traitements dentaires ?

Il faut prendre beaucoup de précautions. Par exemple, on pratique ces derniers temps l'extraction des premières prémolaires pour des raisons d'orthodontie. Après extraction, apparaissent souvent des problèmes respiratoires, asthme, emphysème et, à l'âge adulte, des problèmes d'hypotension ou d'hypertension car le coeur est, du point de vue hormonal, en relation avec les quatre premières prémolaires. Et une cicatrice mal refermée peut provoquer de graves conséquences. J’ai vu un patient dont les douleurs cardiaques se prolongeaient jusqu'au petit doigt gauche, totalement soulagé après application d'un simple pansement composé d'oxyde de zinc et d'huile essentielle de girofle.
Un retraitement d’une dent, fait avec plus de précautions, permet souvent des rémissions étonnantes. J’ai personnellement retraité la deuxième prémolaire d’une des mes consoeurs et constaté, analyses à l'appui, la disparition de nodules thyroïdiens qu'elle avait depuis cinq ans.

Le lien dents/hormones est loin d’être accepté comme une certitude par la plupart des dentistes. Comment expliquez-vous cela ?

Il y a de plus en plus de dentistes qui sont convaincus, environ 300 en France. Mais le chemin est encore long, car il est souvent difficile d’admettre que l’on s’est trompé. Heureusement, les patients sont là et si les dentistes veulent bien les écouter, ils découvriront que leurs traitements peuvent entraîner des réactions à distance qu’ils ne soupçonnaient pas.

 

Propos recueillis par François Lehn

* Michel Arteil
Docteur en chirurgie dentaire depuis 1975 à Toulouse, Micheil Arteil, 55 ans, pratique la dentisterie énergétique depuis 1985 et est maintenant reconnu comme un spécialiste des oligo-éléments en dentisterie. Membre fondateur de l’association Odenth, il a participé à de nombreuses conférences internationales sur les rapports entre les éléments traces et les parodontopathies.
Il vient de publier un ouvrage : Vos dents et vos hormones communiquent • Éditions Divona • 95 p. • 10 euros (+ 3,5 euros de frais de port).
L’ouvrage est disponible au cabinet du docteur Arteil, 2 bis boulevard d’Arcole, 31555 Toulouse. Tél. 05 61 62 83 32.

 

Neuralthérapie : une dentisterie douce.
Les cicatrices d'opérations dentaires ou d'extraction de dents peuvent perturber le fonctionnement des organes. La neuralthérapie est une technique douce pour rééquilibrer la perturbation. Elle consiste en l'injection d'une petite dose d'anesthésiant (sans adrenéline ou alphacaïne) ou de plasma de Quinton. Cette technique de dentisterie remonte aux descriptions faites par des docteurs Français et Allemands au début du siècle dernier qui décrivent la disparition de douleurs et de pathologies suite à des infiltrations anesthésiques de cicatrices apparemment normales. Leurs conclusions étaient que la réponse du corps à une lésion cicatrisée peut se faire à distance et produire un état douloureux que l’on ne songe pas immédiatement à rattacher à une cicatrice dans la bouche. En 1925 en Allemagne, le docteur Ferdinand Hunecke, poussa plus loin les recherches. Il établit une première théorie du mode d’action et les premiers protocoles d’application. C’est en cela que lui et son frère, furent les premiers découvreurs de la neuralthérapie.

Pour en savoir plus, lire :
Traité de neuralthérapie par le docteur en chirurgie dentaire, Michel Moreau • Éd. Marco Pietteur, Collection résurgence • 160 p. • 30 euros.
Pour contacter le Dr Michel Moreau
les Biards, 87590 St-Just-le-Martel
Tél. 05 55 00 29 08

 

 

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