L'hypertension artérielle

L’hypertension artérielle touche en théorie sept millions de Français. Mais il faut considérer que chaque sujet vit sous sa tension propre, parfois relativement élevée, quelquefois basse, et peut vivre ainsi jusqu’à un âge très avancé sans le moindre trouble.
Il s’ensuit que l’hypertension ne doit pas être traitée, comme le fait souvent le médecin, sur l’unique indication des chiffres donnés par un tensiomètre.

La tension doit être régulièrement surveillée car, chez les hypertendus non traités :
– le risque d’accidents cérébro-vasculaires est 3 à 5 fois plus grand,
– le risque d’insuffisance cardiaque est 6 fois plus grand,
– le risque d’insuffisance rénale est 2 fois plus grand.

Symptomatologie

Les troubles liés à l’hypertension sont, en général, assez nets mais peu spécifiques. Ils consistent en :
• maux de tête, souvent près de la nuque et plus intenses au réveil,
• vertiges,
• bourdonnements d’oreilles,
• brouillards oculaires,
• insomnies persistantes.

Parfois, cependant, l’hypertension, même grave, ne se traduit par aucun de ces symptômes.

Enquête de terrain

Le médecin devra orienter ses recherches dans plusieurs directions :
– Rôle du système nerveux central.
– Action des catécholamines dont le taux est en corrélation absolue avec les chiffres tensionnels.
– Physiopathologie de la paroi artérielle qui reste anormalement contractée.
– Endocrinologie à cause du rôle de certaines anti-hormones.
– Fonction endocrine du rein, qui, outre le système rénine-angiotensine, mis en évidence depuis un certain temps, sécrète une substance hypertensive découverte depuis peu.
– Fonction excrétrice du rein à cause du rôle du sodium sur la tension.
L’hérédité mérite d’être explorée car il existe des familles d’hypertendus.

Les grandes lignes

Dans ses grandes lignes, le traitement de l’hypertension artérielle tient essentiellement dans ces prescriptions : régime alimentaire adéquat, cures de jeûne, purgations fréquentes, médications hypotensives et antispasmodiques, cures thermales, détente mentale, lutte contre le bruit et les agressions psychiques.

Conseils alimentaires

  • Restreignez les boissons.
  • Supprimez le sel entièrement, mais, de mois en mois, ou de deux mois en deux mois, selon la gravité de l’affection, prenez, pendant un ou deux jours, des aliments légèrement salés, afin d’éviter une déperdition excessive de chlore et de sodium.
  • Utilisez le miel ou mieux, le fructose, dans les entremets. Ce sucre a, en effet, la propriété de provoquer la dilatation des vaisseaux sanguins qui nourrissent le cœur. La confiture de baie d’églantine est également excellente.
  • Assaisonnez les légumes avec de l’ail, un remarquable hypotenseur.
  • Évitez absolument le germe de blé qui est un hypertenseur.
  • Sont formellement interdits : charcuterie, gibier, ragoûts, viandes grasses, foie gras, cervelle, ris de veau, mets épicés, graisses animales, beurre en excès et crème fraîche, fromages fermentés, alcool, thé, café, tabac.

Homéopathie

En « traitement de fond » dans les tendances à l’HTA ou simplement en « traitement d’appoint » dans les cas plus sérieux.

  • Baryta carbonica 15 CH pour les hypertensions qui montrent une diminution des facultés intellectuelles et surtout de la mémoire, un pouls lent et une fatigue permanente.
  • Sulfur 9 CH, 5 granules le matin à jeun, pour l’hypertension qui s’accompagne de migraines, d’obésité, de congestion et d’athéromatose.
  • Nux vomica 5 CH convient surtout lorsque l’hypertension est due au surmenage intellectuel ou à une auto-intoxication.
  • Aconit 7 CH convient lorsque le sujet présente de violentes palpitations et de l’angoisse interne : prendre 4 granules en dehors des repas, deux fois par jour.
  • Aurum metallicum 9 CH est le médicament homéopathique de la congestion artérielle de la tête. Les symptômes surviennent volontiers chez des personnes colériques, intolérantes. Si cela s’accompagne du syndrome dépressif des vasculaires : 1 dose en 15 CH par semaine.
  • Spigelia 5 CH dans le cas de troubles cardiaques.
  • Viscum album 5 CH quand il y a faiblesse cardiaque et insuffisance rénale avec albuminurie.

Phytothérapie

  • Ail, bouleau et olivier pour leur action hypotensive.
  • Cyprès, gingko et petite pervenche pour leur action protectrice artérielle et capillaire.

À prendre en gélules (1 gélule trois fois par jour) ou en teinture-mère (2 fois 40 gouttes par jour) en cure de trois semaines. À renouveler après une interruption d’une semaine.

Exemple de prescription :

Faites préparer par votre pharmacien le mélange suivant : 100 mg d’ail, de cyprès, d’olivier en extraits secs pour une gélule n°2. Prenez une gélule trois fois par jour pendant 3 semaines.
Vous pouvez également prendre du jus de noni (en savoir plus sur le jus de noni).

Aromathérapie

  • H.E. lavande vraie 1 goutte
  • H.E. ravensare aromatique 1 goutte
  • H.E. ylang ylang 1 goutte

Appliquer 3 gouttes sur le plexus solaire ou la face interne des poignets, 3 fois par jour ou 6 gouttes le long de la colonne vertébrale.

Oligothérapie

Magnésium et manganèse-cobalt : 1 ampoule de chaque.
L’ionisation négative étant un facteur de régulation, elle intervient favorablement dans le traitement de l’hypertension.

 

 

À écouter sur Radio Médecine Douce :