• Traitement naturel du zona

Comment traiter le zona naturellement

Le zona est une affection bénigne qui se résout habituellement en 3 semaines. Toutefois, il est souvent accompagné de douleurs épouvantables, pendant et après la crise, ce qui en fait une affection redoutée. Il revêt aussi parfois un caractère d'urgence ou de gravité s'il est généralisé, s’il siège au niveau des yeux ou s’il survient chez une personne dont l'immunité est défaillante.


Le zona est, le plus souvent, thoracique et limité à une moitié du thorax. Les douleurs empruntent d'une façon précise le trajet d'un nerf du tronc. Sur l'un des côtés de la poitrine apparaissent des plaques ovales séparées par des intervalles de peau saine. Sur chaque plaque se forment rapidement des vésicules contenant un liquide citrin. Ces vésicules peuvent se réunir pour constituer des bulles.

Dès déclaration du zona, il faut s’attacher à intervenir le plus rapidement possible par un traitement d’attaque pour diminuer la durée des douleurs, mais aussi prévenir, par un traitement complémentaire, les éventuelles récidives et les séquelles douloureuses.

Traitement d’attaque

  • Acupuncture

Il est bon de la démarrer dès les premiers symptômes, sans prendre le moindre retard. Le rythme des séances peut être très intensif (une fois par jour la première semaine).

  • Oligothérapie

Cuivre : 3 ampoules par jour pendant 5 jours.

  • Huiles essentielles

On fera réaliser un mélange à parts égales de ravensare, basilic exotique, eucalyptus citronné et menthe poivrée. À appliquer en massage pénétrant 6 fois par jour sur le trajet douloureux.
Par voie interne, on peut également prendre l’Aroma nutrient n°4 (anti-viral) (voir adresse en fin d'article) : 3 fois 2 gélules avant les repas pendant 7 jours.

  • Homéopathie

Staphylococcinum raccourcit la durée d'évolution de la maladie, en prescrivant dès le début de l'affection une dose de Staphylococcinum 15 CH, suivie, six heures plus tard d’une dose de Sulfur 9 CH. C'est le remède centrifuge qui facilite toutes les éruptions cutanées.

Pendant la période éruptive

L’homéopathie dispose d'une gamme de remèdes à prescrire en 9 ou 15 CH selon les observations faites par l’homéopathe?:

  • Mezereum (verrues opaques et croûtes épaisses),
  • Cantharis (pas de croûtes, verrues brûlantes, améliorées par le froid),
  • Arsenicum album (douleurs améliorées par le chaud, soif fréquente, aggravation après minuit),
  • Ranunculus bulbosus (vésicules bleues), Rhus toxicodendron (vésicules de la taille d'une tête d'épingle).

Pour éviter les séquelles

Les douleurs résiduelles (appelées aussi névralgies post-zostériennes) sont exceptionnelles dans les zonas traités correctement par homéopathie. En cas de besoin, on peut recourir aux remèdes suivants :

  • Dès la fin de l’éruption ou dès les premières douleurs, prenez Sulfur 9 CH (une dose à renouveler une semaine plus tard, éventuellement).
  • Hypericum convient aux douleurs irradiant le long du trajet nerveux, aggravées par le mouvement. En 30 CH, cinq granules deux à quatre fois par jour.
  • Magnesia phosphorica est le remède des douleurs spasmodiques brusques, intolérables, arrachant des cris au malade. À employer en 9 CH (3 granules deux fois par jour) avec une dose en 15 CH chaque semaine.
  • Vaccinotoxinum a un effet antalgique dans les névralgies tenaces. En 15 ou 30 CH, cinq granules une à deux fois par jour, et à espacer suivant amélioration.

Les récidives

Le zona est non seulement contagieux (se tenir éloigné des femmes enceintes et des personnes malades ou fragilisées) mais aussi récidivant. Si vous êtes déjà en récidive, il convient alors d’améliorer le terrain, en prenant, par exemple :

  • Vitamine C, 2 à 3 g par jour.
  • Vitamines du groupe B qui régénèrent les cellules nerveuses.
  • Magnésium et zinc dont l’apport se fait habituellement par une alimentation variée et de qualité. Ils peuvent également être administrés sous forme de médicaments.
  • À noter que le Bioptimum Tonus® (en pharmacie) associe vitamines B, C et E et magnésium. Prendre 2 comprimés au petit déjeuner.
  • Des probotiques associés à des prébiotiques

Zona oculaire : l’œil est en danger

Le zona oculaire est quelquefois difficile à identifier car, extérieurement, il se limite tantôt à une seule cloque, tantôt à une rougeur plus ou moins diffuse, parfois à une simple enflure de la face ou même de la paupière. L’œil est alors en danger. Deux signes orienteront malade et médecin : d'une part, l'unilatéralité, en principe stricte, des lésions, et d'autre part, l'intensité des douleurs (névralgies insupportables, comparables aux plus vives rages de dents).

En cas de zona oculaire avéré, ajoutez aux traitements ci-dessus :

  • Géranium : décoction de feuilles en compresses sur l’œil atteint, toutes les trois heures. Pour cela, mettre 100 g par litre d’eau (soit 10 g dans 1/10ème de litre). Tremper 5 mn. Bouillir 10 secondes. Infuser 10 mn.
  • Prunus spinosa 9 CH (3 à 4 fois par jour, espacer jusqu’à amélioration) pour les douleurs oculaires avec sensation d'éclatement du globe.
  • Croton Tiglium 5 CH (3 à 4 fois par jour, espacer jusqu’à amélioration), lorsque l’oeil est rouge et hypersensible au toucher.
  • Kalmia latifolia 15 CH (5 granules au rythme des paroxysmes douloureux) est particulièrement indiqué dans les névralgies de la face, de l'orbite et de l'oeil droit (à gauche, on préfèrera Spigelia).

Quel que soit votre état de santé, les conseils ne vous dispensent pas de consulter un thérapeute des médecines alternatives. Pour en trouver un près de chez vous, rendez-vous sur annuaire-therapeutes.com ou renseignez-vous auprès des écoles de formation à la naturopathie de votre région. Vous en trouverez la liste sur devenir-therapeute.fr.

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