• Insuffisance veineuse, les remèdes

L'insuffisance veineuse : varices, hémorroïdes, Oedèmes, ulcères

En France, 18 millions de personnes consultent régulièrement leur médecin pour des problèmes d’insuffisance veineuse chronique. Les conséquences de cette affection ne sont pas seulement esthétiques (varicosités, pigmentation de la peau) ou bénignes (hémorroïdes), elles se transforment vite en symptômes plus graves (varices, œdèmes, ulcères variqueux et phlébites). L’insuffisance veineuse est toutefois un domaine où la phytothérapie intervient avec beaucoup d’efficacité.Si la circulation au niveau des artères bénéficie de l’action de la pompe cardiaque qui amène le sang riche en oxygène du cœur vers les tissus périphériques, la circulation veineuse, elle, est plus laborieuse, car elle doit constamment lutter contre la pesanteur terrestre lorsque nous sommes assis ou debout. L’insuffisance veineuse s’installe dès que le mécanisme de retour du sang vers le cœur perd de son efficacité. Bien entendu, notre mode de vie sédentaire, doublé de la consommation excessive de café, tabac, alcool... ne fait rien pour maintenir la machine en état. Raison de plus pour surveiller attentivement les premiers symptômes et agir, en prévention, dès qu’ils apparaissent.


Le système veineux

Chaque fois que nous posons le pied par terre, la pression exercée sur la plante du pied chasse le sang vers le haut du corps. La contraction des muscles des jambes qui massent les parois des veines est un autre mécanisme qui permet au sang de parcourir environ 1,5 m pour arriver au cœur.
À l’intérieur des veines, il existe des petites valves anti-reflux qui s’ouvrent pour laisser passer le sang du bas vers le haut et qui se ferment pour empêcher le sang de redescendre sous l’action de la pesanteur.

L’insuffisance veineuse chronique

La perte d’élasticité des parois veineuses engendre une distension des veines dont la conséquence est l’incontinence des valves qui ne se joignent plus et ne peuvent donc plus remplir leur fonction anti-reflux. Le sang stagne et les veines se dilatent de plus en plus. C’est le début de l’insuffisance veineuse.
On ne connaît toujours pas la cause de cette perte d’élasticité des parois veineuses. Par contre, on a parfaitement identifié les facteurs aggravants qui sont l’hérédité, la station debout prolongée (coiffeuses, vendeuses, infirmières), les grossesses, les traitements hormonaux (pilule contraceptive), l’obésité.

Une hygiène de vie s’impose

Les personnes souffrant d’insuffisance veineuse devraient respecter certaines règles très simples :

  • Une activité physique régulière.
  • Surélever les pieds du lit de 5 cm au moyen d’une cale.
  • Éviter la station debout prolongée.
  • Éviter de croiser les jambes lorsqu’on est assis.
  • Éviter les bains trop chauds et terminer par un jet d’eau froide, en remontant des pieds jusqu’aux cuisses.
  • Éviter les vêtements qui compriment les jambes ou les cuisses.

Les hémorroïdes sont une forme d’insuffisance veineuse

Les hémorroïdes sont en fait des varices au niveau de la muqueuse anale et rectale, qui peuvent exister sans qu’il y ait de varices visibles au niveau des jambes. Outre la douleur qu’elles occasionnent, elles peuvent saigner et entraîner des anémies par carence en fer.
Les hémorroïdes exigent aussi une certaine hygiène de vie :

  • Éviter l’excès d’alcool, de café et d’épices.
  • Prévenir la constipation par une alimentation appropriée.

Le traitement de l’insuffisance veineuse en médecine naturelle

  • Certaines plantes sont connues pour augmenter le tonus veineux comme :

- La vigne rouge,
- Le marronnier d’Inde,
- L’hamamélis,
- Le petit houx.

Chacune de ces plantes peut être utilisée séparément sous forme d’extrait sec (gélules vendues en pharmacie) : 2 g par jour répartis en trois prises avant les repas.

  • Vous pouvez employer Circurégul qui comporte six plantes (cyprès, citron, cresson alénois, hamamélis, ananas et haricot vert) qui ont une action synergique :
    – réduit les processus de stagnation par une action tonique vasculaire ;
    – améliore la fluidité sanguine ;
    – réduit l’intensité et raccourcit la durée de la séquence rétentionnelle aux niveaux d’entrée et de sortie du lit vasculaire.
  • Pour les hémorroïdes, je préconise l’utilisation d’une tisane anti-hémorroïdes associant marron d’Inde, cyprès, hamamélis, petit houx, gui, millefeuille, psyllium, prêle et chardon Marie. Une cuillère à soupe pour 1/2 litre d’infusion à boire dans la journée.

 

Ces conseils ne vous dispensent pas de consulter un thérapeute des médecines alternatives. Pour en trouver un près de chez vous, rendez-vous sur annuaire-therapeutes.com

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