Nouveaux produits : les « bios » font la course en tête

S’il y a un endroit où l’envie de consommer reste intacte, c’est dans les boutiques bio. Pas seulement parce que l’on sait que l’on protège ainsi sa santé, mais aussi parce que l’on y trouve une foule de produits nouveaux, inconnus et, bien souvent, déroutants.

L’imagination est ici la norme. Qui aurait pu penser que les Kapla, de simples planchettes de bois, plairaient tant aux enfants au point de concurrencer le Lego ? Qui aurait cru que l’on pourrait vendre en quantité des lampes en cristal de sel, des carafes filtrantes, des simulateurs d’aube ? L’Oréal aurait-il parié sur l’huile d’argan, Sanofi aurait-il osé les fleurs de Bach ? Panzani, les pâtes à la spiruline ? Non, il y a dans toute la filière bio une curiosité et une ouverture d’esprit totalement absentes dans les grands groupes industriels qui restent englués dans un conformisme étriqué.

Bien entendu, les services marketing des multinationales sont très réactifs et savent saisir au vol les innovations les plus prometteuses. Ils surveillent de près ces zozos farfelus qui les narguent. Mais ils font penser à ces sosies de stars, toujours un peu pitoyables. Dans le même temps, les « bios » apprennent aussi à vendre, ils créent des marques, modernisent leurs outils et leurs magasins, améliorent leur communication…
Ils ont encore beaucoup de progrès à faire en la matière, mais il est facile d’acquérir ces techniques, tandis que l’imagination, elle, ne s’apprend pas. Cela donne aux « bios » un avantage décisif et le consommateur ne s’y trompe pas.