L’homme de demain est une femme

pratiques_de_sante.jpgLes hommes sont-ils en train de devenir des femmes ? Il est facile de démontrer que la dévirilisation de la société se fait en accéléré depuis quelques années : ce sont les femmes qui draguent les hommes, les enfants peuvent porter le nom de leur mère, les noms des métiers exercés par les femmes se féminisent, les femmes arrivent en masse dans la politique… Le mouvement est d’ailleurs accentué par la société de consommation. Le meilleur consommateur est devenu une femme… ou un gay.
Mais la pression sociale et économique n’explique pas tout. Car depuis trente ans, on assiste à une féminisation de l’ensemble de la faune. On sait depuis longtemps que les poissons des lacs et des estuaires où se déversent les polluants se féminisent. Les ornithologues observent maintenant que les mouettes mâles couvent les œufs. Et, depuis peu, les zoologues constatent que les ours polaires, pourtant loin des zones de déversement, n’échappent pas à ces transformations.
Chez l’humain, on constate aussi une baisse générale de la fertilité (diminution de 50 % du nombre de spermatozoïdes actifs en cinquante ans). Les malformations génitales se multiplient : à Montpellier, le professeur Charles Sultan, pédiatre endocrinologue, estime que le nombre de garçons qui ont un micropénis et d’autres malformations de l’appareil génital comme la descente incomplète des testicules (cryptorchidie) a été multiplié par trois en vingt ans. Le ratio de natalité fille/garçon, traditionnellement favorable aux garçons, s’est inversé. C’est la débandade !
Il apparaît maintenant clairement que l’industrie pétrochimique est la première responsable de cette dévirilisation du monde. Elle a déversé sur la planète des tonnes d’hydrocarbures aromatiques polycycliques sous des formes que l’on ne soupçonne même pas. Ces hydrocarbures présentent les mêmes propriétés que les œstrogènes des femmes, et les dépassent même en puissance. Il y en a partout : rejets de l’échappement automobile, insecticides et pesticides, matières plastiques, lessives et produits d’entretien, parfums, savons, shampooings, déodorants, crèmes… sans parler des hormones de synthèse que l’on trouve aussi dans tout aliment contenant des produits animaux.

Aux États-Unis, on a recensé, dans le cordon ombilical des nouveaux-nés, deux cent de ces polluants. Le docteur John Lee résume bien la situation : « Nous sommes noyés dans une mer pétrochimique d’œstrogènes. Les conséquences potentielles de cette surexposition sont bouleversantes, surtout si l’on considère que l’une d’entre elles est la transmission des anomalies du système reproducteur à nos descendants. »
Si quelques mâles survivent à ce génocide, ils le devront à la prudence de leurs parents qui auront vécu loin des grandes villes, mangé bio, évité la viande, bu de l’eau filtrée, employé des produits de soin et d’entretien naturels, éliminé les tissus synthétiques, détoxiné leurs organismes et banni la télé et les ordinateurs de leur foyer. Ceux qui adoptent ce comportement aujourd’hui sont souvent considérés comme des extrémistes sectaires. Ils seront peut-être, demain, notre Arche de Noé.