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Les épreuves fonctionnelles respiratoires

Les épreuves fonctionnelles respiratoires (EFR) permettent une étude de la qualité de la respiration. Cet examen simple et facile à réaliser permet d’étudier la capacité respiratoire des individus atteints de troubles bronchopulmonaires.


L’appareil respiratoire est constitué par les deux poumons, les bronches et la trachée. Ils sont mobilisés à chaque inspiration et chaque expiration par les mouvements de la cage thoracique et du diaphragme. Le rôle de la respiration est d’apporter de l’oxygène à l’organisme mais aussi d’éliminer le gaz carbonique et les toxiques volatils présents dans le sang et provenant des déchets cellulaires.

L’examen

L’EFR mesure les volumes et les débits de l’air mobilisé à chaque mouvement respiratoire. Pour cela il est bien sûr possible d’utiliser un simple spiromètre. Mais

l’EFR fait appel à d’autres appareils plus sophistiqués comme le pléthysmographe qui est capable de mesurer l’air résiduel resté dans les poumons en fin d’expiration (le volume résiduel), le volume de l’air restant dans les bronches après une respiration normale ainsi que la résistance des voies aériennes au passage de l’air lors des mouvements respiratoires.

Cet examen n’est pas douloureux et ne nécessite pas de préparation particulière de la part de la personne. Il est simplement recommandé de ne pas fumer, ni de prendre de traitement bronchodilatateur dans les quatre heures précédant l’examen. Car ceux-ci pourraient en modifier les résultats.

L’examen est souvent pratiqué dans le cabinet d’un pneumologue. Il dure entre 20 et 30 minutes et ne présente que peu de risque de complications : asthme, essoufflement, pneumothorax…
La personne assise est équipée d’un pince-nez afin de s’assurer qu’elle ne respire que par la bouche dans un tuyau relié au spiromètre ou au pléthysmographe (et ainsi éviter les fuites d’air). Après quelques respirations d’amplitude habituelle, il lui est demandé d’effectuer une inspiration forcée suivie d’une expiration forcée et cela le plus rapidement possible. Chaque manœuvre sera renouvelée de trois à huit fois afin de contrôler les résultats obtenus.

Durant cet examen, il est possible de faire :

  • Un test aux allergènes possibles en faisant inhaler à la personne un allergène et en observant les effets sur les résultats obtenus à l’EFR.
  • Un test au bronchodilatateur, en faisant inhaler à la personne un bronchodilatateur afin de juger s’il induit des résultats favorables ou non.

En complément de l'EFR

L’EFR peut être complété par une analyse des gaz du sang, qui consiste à mesurer la quantité d’oxygène et de gaz carbonique dans le sang artériel. Le prélèvement s’effectue dans une artère (souvent l’artère fémorale) et non dans une veine comme pour les prélèvements habituels. Cet examen est particulièrement indiqué pour les :

  • Atteintes bronchopulmonaires restrictives où les volumes pulmonaires sont diminués comme en cas de fibrose pulmonaire, d’embolie pulmonaire, de suites d’amputation pulmonaire, de séquelles infectieuse (tuberculose), de pneumothorax, de pleurésie, de surpoids, de scoliose importante…
  • Atteintes bronchopulmonaires obstructives où les volumes sont normaux, mais où l’écoulement de l’air se fait mal au niveau des bronches (asthme, BPCO, emphysème…)
  • Atteintes mixtes qui associent les deux pathologies.

Ce qu’il faut lire

Certaines analyses sont particulièrement importantes :


La capacité vitale (CV) correspond au volume d’air maximum mobilisé lors d’une inspiration forcée suivie d’une expiration forcée. Elle se décompose en trois parties :

  • VT : volume courant, air mobilisé lors d’une respiration normale.
  • VRE : volume de réserve expiratoire, mobilisé en plus du VT lors d’une expiration forcée.
  • VRI : volume de réserve inspiratoire, mobilisé en plus du VT lors d’une inspiration forcée.

Soit CV = VT + VRE + VRI. À ces volumes, s’ajoute le volume résiduel (VR) qui reste dans les poumons après une expiration forcée.
Enfin, le VR additionné à la CV donne la capacité pulmonaire totale (CPT).
Soit CPT = CV + VR.


Le volume expiratoire maximum par seconde (VEMS), qui correspond au débit de l’air maximum en expiration forcée. Il est abaissé en cas d’obstruction sur les bronches.

Le débit expiratoire maximum médian (DEMM) qui étudie le débit expiratoire moyen des petites bronches.
Ces résultats seront comparés aux valeurs théoriques tenant compte de l’âge de la personne, de son sexe et de sa taille afin de mieux repérer les valeurs pathologiques.