• Le scanner cérébral, comme lire les examens

Le scanner cérébral

Le scanner est un examen radiologique également appelé tomodensitométrie ou TDM. Il permet une étude fine du cerveau en réalisant des coupes successives. Cet examen extrêmement précieux est indiqué en cas de maux de tête, de troubles neurologiques, d’épilepsie, de suspicion de tumeur ou de problème vasculaire cérébral…


Le scanner cérébral est un examen totalement indolore qui ne demande que quelques minutes. Dans la plupart des cas, un produit de contraste à base d’iode (radio-opaque) est injecté par voie intraveineuse avant l’examen, afin de visualiser les différentes structures cérébrales et surtout les vaisseaux sanguins. Le médecin a généralement demandé cet examen pour des raisons précises : mal de tête, vertiges, épilepsie, troubles du comportement, anomalies neurologiques… Il a donc souvent une idée de ce qu’il recherche.


Pendant l’examen

Le patient est allongé sur un plan dur et mobile qui se déplace à l’intérieur d’un anneau plus ou moins volumineux où se trouvent les sources d’émissions des rayons X et les capteurs qui reçoivent les rayons X après leur passage dans la tête de la personne examinée. Ils ont été plus ou moins absorbés selon la densité des tissus traversés. Les émetteurs et les capteurs se mettent en rotation autour de la tête pendant que le plateau (lit sur lequel la personne est couchée) se déplace lentement permettant d’effectuer des coupes successives de tout le cerveau depuis le sommet du crâne jusqu’au départ de la moelle épinière.


Le cerveau en coupe et parfois en 3D

Les informations recueillies par les capteurs fournissent les données à partir desquelles un ordinateur va reconstituer les coupes réalisées. Celles-ci sont visualisées en direct sur les écrans de contrôle. Les coupes sélectionnées par le radiologue sont enregistrées sous forme d’images successives sur des supports transparents. Ils sont remis à la personne avec les commentaires du radiologue.
Grâce à des logiciels spécifiques, certains centres spécialisés peuvent aujourd’hui construire des images en trois dimensions du cerveau.

Contrairement aux radiographies habituelles qui ne permettent de voir que les os, le scanner cérébral effectue des coupes sériées du cerveau de haut en bas et d’arrière en avant, environ tous les 5 mm. Cela permet d’étudier les structures internes du cerveau : les substances blanches et grises, le liquide céphalorachidien et les ventricules, les deux hémisphères cérébraux, le cervelet, le tronc cérébral et les structures situées plus au centre : hippocampes, hypothalamus, hypophyse, épiphyse… mais aussi les vaisseaux sanguins.

La symétrie et la tonalité

Le radiologue peut alors analyser les images obtenues. La première chose analysée est la symétrie des images.
Existe-t-il un équilibre entre la droite et la gauche ? Il s’attache également à vérifier que les tissus (substances blanche et grise) ont une tonalité de gris normale. L’étude des coupes successives permet d’analyser finement les anomalies permettant ainsi un diagnostic précis et, surtout, de connaître la région du cerveau atteinte.

Ce qu’il faut lire

  • La première chose que le médecin regardera, c’est la symétrie du cerveau sur les différentes coupes. De même, les structures centrales devront se trouver au centre exact du crâne et non déplacées sur la droite ou la gauche ce qui évoquerait alors une compression par un hématome (intra ou extracérébral), une tumeur, un kyste…
     
  • Ensuite, une analyse plus fine recherchera les anomalies des tissus cérébraux, souvent là encore, en comparant les tonalités à droite et à gauche. Il sera alors possible de repérer des kystes, des tumeurs, des métastases, des anévrismes, des zones d’infarctus ou d’hémorragie…
     
  • Le médecin étudiera ensuite les coupes sur et sous-jacentes afin de déterminer la taille et l’extension de la lésion ainsi que sa situation précise dans le cerveau ce qui indiquera la structure atteinte. D’autres fois ce seront des atrophies qui seront visibles : atrophie du cerveau dans son ensemble comme dans le cas de la maladie d’Alzheimer, mais aussi atrophie d’une structure particulière, comme l’hippocampe dans les suites de stress post-traumatique.