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Le bilan rénal

Aujourd’hui, en France, trois millions de personnes sont touchées par les maladies du rein. Beaucoup parmi elles ignorent même leur affection. Raison pour laquelle les bilans systématiques effectués à la demande des médecins sont si importants.


Une maladie rénale négligée ou non diagnostiquée peut conduire à une insuffisance rénale chronique (6 % de malades en plus tous les ans) nécessitant des dialyses régulières, voire une greffe de rein. On le voit, faire un bilan rénal est donc particulièrement important. Il est même essentiel si l’on est diabétique, hypertendu, ainsi que pour les personnes âgées chez lesquelles le risque de survenue d’une insuffisance rénale est important au cours de leur maladie.

La prise de sang

C’est l’examen le plus fréquemment demandé en première intention. Il consiste principalement en un dosage de l’urée et de la créatinine :

  • L’urée (urémie) est un déchet transporté par le sang. Il doit être éliminé par les reins. Une augmentation de son taux montre que les reins l’éliminent mal. 

Il y a deux raisons possibles à cela :

  • soit le rein est défaillant ;
  • soit le rein est en bonne santé, et la personne ne boit pas assez (ou/et transpire beaucoup).

Comment savoir la cause exacte de cette hausse de l’urémie ? Il suffit de doser la créatinine du sang.

  • La créatinine (créatininémie) est également un déchet produit par l’activité musculaire. Son taux donne une bonne indication du fonctionnement des reins. Lorsqu’une insuffisance rénale apparaît et évolue, le taux de créatinine augmente.

Une fois qu’une insuffisance rénale est repérée, il faut savoir si cette maladie est avancée. Pour cela on aura recours à :

  • La clairance de la créatinine. Elle permettra de déterminer le niveau d’activité des reins. Un simple calcul utilisant la créatininémie, le poids, l’âge et le sexe de la personne permet d’obtenir ce résultat. Si le taux est inférieur à 60 : il y a une insuffisance rénale (modérée ou sévère selon le chiffre).

Lorsque l’insuffisance rénale est confirmée, il faut en déterminer la cause : hypertension artérielle, diabète, anomalie rénale… On procédera à d’autres analyses de sang (sodium, potassium, chlore, calcium, phosphore), une échographie de l’appareil urinaire, un scanner éventuellement et aussi :

Les analyses d’urines

À l’état normal, les reins servent de filtre qui empêche l’élimination dans les urines des globules rouges, blancs et des protéines. Ce sont ces éléments que l’on commencera à rechercher dans les urines :

  • Le HLM (hématies leucocytes par minute) : un taux supérieur à 10 000 pourra indiquer une infection urinaire, une lithiase (calcul) ou une maladie rénale.
  • La protéinurie : la présence de protéines dans les urines indique souvent une insuffisance rénale.
  • L’ionogramme urinaire (sodium, potassium) pourra orienter vers certaines pathologies.
  • La micro-albuminurie indique l’existence de lésions sur les petites artères, signes d’une évolution de la maladie diabétique.
  • D’autres examens urinaires pourront être demandés selon les symptômes présentés :

- pH urinaire,

- calcium, phosphates, acide urique…

Ce qu’il faut lire

Le médecin regardera d’abord le taux d’urémie. Une élévation le fera regarder immédiatement le taux de créatinine. 

Deux situations :

  • soit la créatinine est basse (avec une urémie élevée), cela veut dire que la personne ne boit pas assez, ce qui fait qu’elle n’urine pas assez. Il conseillera donc de boire davantage, au prorata de l’activité physique déployée et de la chaleur ambiante.
     
  • soit la créatinine est aussi élevée que l’urémie. Cela indique une insuffisance rénale. Dans ce cas, le médecin regardera alors le taux de la clairance de la créatinine.
     
  • Plus le taux de la clairance de la créatinine est bas et plus l’insuffisance rénale est évoluée… Quoi qu’il en soit, le médecin commencera alors par examiner complètement la personne malade (tension artérielle, recherche d’œdème…) et demandera alors si nécessaire des examens complémentaires : analyses de sang et d’urines complémentaires, échographie… qui sont souvent les examens demandés en deuxième intention.

 

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