• La qualité du sperme diminue

Vers une stérilisation générale !

Ce mois-ci, deux informations qui semblent sans rapport entre elles nous sont arrivées. Pourtant, il se pourrait bien que l’une soit l’explication de l’autre.


La première annonce est presque anodine. Elle concerne l’interdiction au Canada du bisphénol A dans la fabrication du plastique transparent des biberons. En effet, sous l’effet de la chaleur, ce produit se transporte du plastique au lait ou à l’eau destinée à l’alimentation de l’enfant. Les autorités canadiennes expliquent que le bisphénol A est nuisible pour l’environnement.

Mais elles oublient de préciser que le bisphénol A est œstrogénique. Et, sous l’effet de la chaleur, il se libère sous forme d’une hormone féminine et passe dans l’alimentation du nourrisson. Cette substance œstrogénique est bien sûr délétère pour le développement de l’enfant. Elle pourrait expliquer, au moins en partie, la hausse importante des malformations génitales des nourrissons et aussi induire des troubles prostatiques et de la fertilité chez les hommes adultes.

Ce bisphénol A se retrouve également dans les boîtes alimentaires (enveloppe interne) et le plastique d’eaux minérales que nous consommons tous les jours. Mais il existe aussi d’autres sources d’hormones féminines dans notre vie de tous les jours. On peut citer les dérivés médicamenteux (hormones féminines) retrouvés dans des rivières et aussi dans l’eau du robinet ; les xénohormones (contenues dans les pesticides) retrouvées dans nos aliments et l’eau du robinet ; les produits œstrogènes-like contenus dans les crèmes solaires, sans oublier certains champs électromagnétiques artificiels qui pourraient aussi perturber gravement nos fonctions hormonales… Tout cela retentit directement sur le système hormonal masculin mais aussi, dans une moindre mesure, sur le système hormonal féminin.

La présence de ces substances hormones-like dans notre environnement proche peut parfaitement expliquer notre deuxième information. En effet, l’INSERM tire le signal d’alarme et parle d’une baisse importante de la qualité du sperme chez les hommes et d’une forte hausse des demandes de procréation assistée…

Mais tout cela est loin d’être un scoop. Car déjà, le Quotidien du Médecin du 7 mars 1997 (il y a onze ans !) parlait d’un déclin spermatique moyen de 50 % en un demi-siècle ! On a aussi la preuve que les animaux sont également touchés par ce déclin suite en particulier aux pollutions (pesticides, métaux lourds, dérivés médicamenteux). On savait également depuis 1936 (il y a soixante-dix ans !) que le bisphénol était œstrogénique… Et aujourd’hui, les autorités semblent découvrir une hausse de la stérilité dans notre pays. Mais il est sûr qu’elle ne va faire que croître dans les prochaines années pour atteindre des niveaux records, si toutes les substances œstrogène-like artificielles ne sont pas enlevées immédiatement de nos aliments et de leurs contenants. C’est une urgence pour l’avenir de nos enfants mais aussi de toute la planète…