Un calendrier pas si simple

Si une certaine presse, comme Le Figaro, se fait l’écho d’améliorations sensibles du calendrier de vaccination, il n’en est rien.

D’une, « la première simplification concerne la vaccination contre la diphtérie, le tétanos, la coqueluche, la poliomyélite, les infections à Haemophilus influenzae B et l’hépatite B (vaccin hexavalent). » Non seulement il s’agirait de se faire un gros shoot de six vaccins (hourra ! Sanofi vient d’annoncer que son vaccin pédiatrique 6 en 1 – l’Hexayon – vient d’être approuvé par la Commission européenne, quelle coïncidence !), mais qui plus est, l’amalgame entre vaccins obligatoires (DT-polio) et les vaccins « fortement conseillés » est scandaleux.

Au lieu d’injections les 2e, 3e et 4e mois du nourrisson avec rappel les 16e et 18e mois, cette injection se fera le 3e mois avec rappel le 11e mois.

Pire, on apprend que la vaccination contre le papillomavirus, si contestée, aux effets si délétères (cf. P. de S. n° 50, p. 2) sera proposée aux jeunes filles entre 11 et 13 ans et non plus 14 afin de « déconnecter [le vaccin] de la délicate question sexuelle ». Voilà une fausse bonne excuse qui fleure bon le manque d’imagination, histoire de relancer les ventes d’un vaccin qui n’a jamais vraiment pris, et pour cause…