Médicaments c’est la roulette chinoise !

On ne cesse de se poser des questions sur l’innocuité des médicaments et voici que leur fiabilité est également mise en cause ! D’après un grand périodique médical, nous pouvons exprimer de sérieux doutes sur la fiabilité des principes actifs des médicaments. Quelque 60 % de leur production se fait en Chine ou en Inde. Dans près de 4 000 à 5 000 sites de fabrication pharmaceutique. Or, bien que peu de contrôles soient effectués (car comment inspecter ces pays ?), la proportion d’usines non conformes devient inquiétante. Elle serait passée de 18 % en 2009 à près de 42 % en 2012. Le terme « non conforme » peut cacher des faits très graves : processus de fabrication non fiable, absence de justification scientifique du mode de production, risque de contamination croisée par mauvais nettoyage des cuves, entreposage dangereux, propreté insuffisante, risque de contamination par des agents extérieurs, etc.

 
En 2007, le Conseil de l’Europe évoquait déjà le danger potentiel de provoquer ainsi des milliers de morts : les génériques en particulier ont été montrés du doigt car ils seraient les plus sujets à caution – toujours d’après le rapport européen – soit en raison d’échecs thérapeutiques, d’exacerbation des maladies, soit tout simplement parce qu’ils peuvent être mortels. En 2008, comme pour confirmer ces doutes, il y a eu l’affaire des héparines frelatées qui ont provoqué 81 décès et plus de 800 cas d’effets iatrogènes. Ces héparines étaient fabriquées en Chine à partir de pancréas de porc. Or, au moment de l’épidémie de peste porcine, les fabricants avaient frauduleusement remplacé, dans certains lots, l’héparine par de la chondroïtine – hautement toxique lorsqu’elle est injectée – parce que cette substance mime l’action de l’héparine.
Un autre exemple ? Le paracétamol, un des médicaments certainement les plus vendus, n’est plus fabriqué en Europe. Comment peut-on être certain de l’origine de chaque lot ? Comment pouvons-nous espérer avoir la traçabilité d’un tel produit venant de Chine quand le fabricant refuse d’être audité, qu’il transmet les pièces qu’il veut… et qui plus est en chinois ! Et qu’en fin de compte il n’est pas possible de le contraindre légalement d’accepter d’être inspecté.
 
Il serait donc indispensable, comme certains le préconisent déjà, de limiter les médicaments à ceux qui sont vraiment nécessaires et de recréer en Europe les conditions pour que des laboratoires sérieux reprennent en main la synthèse des seules molécules vraiment indispensables aux soins. Tout comme on ferait mieux de se contenter d’utiliser les plantes de nos régions qui, de toute manière, sont plus adaptées à nos besoins, à nos climats et à nos modes de vie que ce qui vient d’on ne sait où au bout du monde…