Le moral, c’est la santé !

Un médecin philosophe du début du siècle dernier expliquait un jour à ses patients : « Ne demandez pas seulement à guérir, demandez à être meilleur. ». Loin de moi l’idée de relever cela comme une explication à tous nos maux. Cependant, il y a une vérité derrière ces propos. Car aujourd’hui personne ne peut plus nier l’influence du moral sur la santé. Or qu’est-ce qui peut mieux renforcer notre moral que de savoir que ce qu’on fait est bien en accord avec notre conscience ?

Les personnes et les thérapeutes eux-mêmes se réfugient trop souvent derrière le mot stress comme derrière un paravent. Mais se posent-ils vraiment la question de savoir ce qui génère nos stress ? Suffit-il de demander à la personne de se confier et de dire ce qu’elle ressent ?
« Vider son sac », comme on dit vulgairement, est-ce assez ? Ne faut-il pas plutôt prendre de bonnes résolutions comme le suggérait ce médecin ?

Pour ma part, il m’a toujours semblé – même quand on parlait moins de ce fléau – que ce qui importe dans cette notion n’est pas tant la nature stressante de notre environnement que notre façon d’y réagir. J’ai toujours pensé qu’il y a même des stress bénéfiques qui nous aiguillonnent et renforcent en nous les forces de la vie.

Quel que soit le problème de santé que nous traversons, il n’est pas bon, par exemple, de reprocher aux autres ou aux événements ce qui nous arrive. Il faut plutôt chercher en nous les causes profondes puis les solutions pour changer nos mauvaises habitudes, nos pensées négatives, nos peurs, nos suggestions mentales désastreuses.
L’éminent physiologiste Hans Selye, par lequel le mot stress, autrefois limité à la mécanique et à la physique (force à laquelle on soumet un solide pour évaluer sa résistance), est passé dans le langage médical, avait déjà catégorisé le stress en positif et négatif. Notre organisme, par ses hormones et son système neurovégétatif, a suffisamment de ressources pour transformer un mal, un dystress, une maladie, en bien, en santé et en eustress (le bonheur, en quelque sorte).
Encore faut-il en avoir conscience, exercer la volonté de se remettre en cause et enfin avoir confiance dans les ressources de notre corps, de notre âme. Ainsi on peut mieux penser et mieux agir au quotidien et avec ce moral d’acier gagner une santé de fer.