La vérité a du mal à triompher…

 

Que les découvertes de la science et ses applications suscitent la controverse, c’est tout à fait normal. Mais que l’on nous inflige des contre-vérités pour faire triompher facilement un choix, voilà qui doit nous alerter. Dans le domaine dit scientifique, quelques exemples récents éclairent notre lanterne : le mensonge est souvent de mise surtout quand il s’agit de couper court à une information considérée comme alarmante par les promoteurs du système.
 
Au début des années 2000, un rapport fut publié sur la probable dangerosité des lignes électriques à très haute tension. Il y était question d’une augmentation des risques de leucémie chez les enfants vivant à proximité. Peu  après, un autre rapport affirmait tout le contraire… Ne fallait-il pas rassurer clairement les citoyens ? En tout cas, bien qu’on nous rabâche qu’il n’y a aucun risque, le centre international de recherche sur le cancer de l’Organisation mondiale de la santé classait en 2002 les champs magnétiques comme « probablement cancérogènes pour l’homme », et déconseillait de vivre à moins de 100 voire 300  mètres d’une ligne à haute tension, du fait des risques de cancer, de leucémie et de maladies dégénératives.
 
Idem pour les portables et les antennes-relais. Depuis des années, on évoque des risques de tumeur du cerveau, suscitant indignations et vociférations : il  n’y a pas d’étude fiable ! Ah oui ? « L’usage fréquent et régulier du téléphone mobile, à raison de 30  minutes par jour pendant dix  ans, majore de 40 % le risque de gliome », vient de conclure l’OMS. Quid des risques de tumeur de la parotide, une glande salivaire proche de l’oreille, ou de neurinome, ou de tumeur du nerf auditif ? On pourrait aussi parler des mensonges qui entourent les particules de diesel ou l’ensemble des molécules de synthèse des médicaments qui sont aujourd’hui fabriquées en Chine, en Inde, on ne sait où ?
 
Dans le domaine des médicaments, nous sommes témoins d’une série de mensonges par omission des industriels, qui consiste à minimiser les effets secondaires des drogues, à les cacher à ceux qui les prescrivent, achetant ainsi le silence des prescripteurs après les avoir rendus complices. De fait, ces derniers participent au mensonge généralisé qui entoure ce domaine. C’est une omerta visant à ne pas reconnaître qu’ils induisent pour la plupart des maladies iatrogènes et cela simplement pour laisser la collectivité, c’est-à-dire l’État, et donc nous autres les contribuables, payer pour ces mensonges !
 
Et que dire de ces vieux mensonges, telle l’affaire du Distilbène, où la vérité sur les effets secondaires de ce produit n’est toujours pas admise ? Des irradiés d’Épinal ? Du scandale du Médiator ?
 
La sagesse populaire énonce que la vérité finit par prévaloir sur le mensonge, mais avant… combien d’erreurs, de catastrophes sanitaires, de souffrances et de deuil auront été induits par le mensonge ! Quelle responsabilité pour ceux qui mentent en connaissance de cause !