Halte au monopole des médocs

 

À partir du 15  décembre, il ne sera plus possible d’indiquer à quoi servent les compléments alimentaires. Il pourra seulement être fait état d’allégations de santé. Les termes à employer seront contrôlés à la virgule près ou tournés de telle manière que nul ne pourra vraiment en comprendre le sens. Exemple : l’allégation autorisée pour la vitamine D est qu’elle sert à une « fonction musculaire normale » ; certes le mot a trouvé une certaine légitimité, mais qu’entend-on par « normal » sur le plan médical ?
 
Le but principal de ce décret est d’empêcher qu’on puisse affirmer que telle plante ou substance présente un intérêt pour lutter contre une maladie, voire pour prévenir ou guérir ses symptômes… et ne pas entamer le monopole des médicaments. Ceux qui édictent ces lois pensent-ils vraiment que seuls les médicaments empêchent de tomber malade ! Ou bien servent-ils les intérêts de puissants lobbies ? Car, parallèlement, les poids lourds de l’agroalimentaire passent des contrats pour mettre la main sur l’importation en Europe des plantes chinoises… Tandis que d’autres s’emparent des petites structures qui fournissent les ingrédients actifs des compléments alimentaires pour ensuite créer leur propre marque et s’affranchir des règles des allégations. Car ils ont tous les droits en matière de publicité ! Il y a bien deux poids et deux mesures.
 
Des pressions sont exercées pour empêcher qu’un statut soit créé pour les compléments alimentaires et pour reconnaître leur effet bénéfique sur la santé. Sur les 4 000  ou 5 000 demandes d’autorisation d’allégations, seules quelques centaines ont été étudiées et quelques dizaines validées. Imaginez que vous connaissiez une formule qui vous permette de venir à bout des verrues, des douleurs des règles, des migraines, on vous interdira de la proposer car vous n’êtes pas un laboratoire pharmaceutique ! A-t-on si peur que le marché lucratif des médicaments s’effondre ?
 
Pourquoi d’un côté voter une loi censée protéger ceux qui nous alertent contre les méfaits de certains médicaments et par ailleurs tout faire pour que les substances qui pourraient les remplacer restent interdites ?
 
Il est temps de trouver un autre statut pour les produits naturels qui guérissent, de donner une chance à ceux qui connaissent les actifs naturels de promouvoir ces produits et ainsi de remplacer enfin les molécules pétrochimiques qui font plus de mal que de bien. Il faut pousser les feux pour que les institutions européennes redéfinissent les compléments alimentaires.
 
La France sortirait grandie au niveau mondial si elle pouvait voter une loi protégeant ces inventions ayant un statut intermédiaire, une loi cohérente pour ces produits qui ne sont ni des médicaments ni des aliments, et sur lesquels Principes de Santé continuera de vous informer. Car il n’y a aucune raison qui puisse nous empêcher de vous faire connaître le bénéfice que notre santé peut trouver dans ces ressources naturelles.