Médecins généralistes : une espèce en voie de disparition ?

Un « véritable cataclysme » : c’est ainsi que l’ordre national des médecins qualifie la désaffection des étudiants pour la médecine générale.

Alors que la médecine de ville est de plus en plus boudée par les jeunes générations (971 postes d’internes en médecine générale resteront vacants cette année), ce sont 30 000 praticiens qui vont prendre leur retraite d’ici 2010. Le départ à la retraite massif de la génération des baby-boomers est, dans ce secteur plus encore que dans d’autres, extrêmement problématique.

Actuellement, sur quelque 200 000 médecins en exercice, dont environ 100 000 généralistes, moins de 60 000 sont médecins généralistes en ville. Les autres exercent une activité mixte ou sont salariés, notamment à l’hôpital. « Les jeunes ne sont plus attirés par la médecine générale car il n’y a pas de reconnaissance, dans les faits, de cette spécialité », affirme Jacques Roland, président de l’ordre. La baisse  par les cabinets des généralistes ne risque pas de plaider en faveur du secteur chez les jeunes. D’autant que dans le même temps, les spécialistes ont connu une hausse sensible de leur activité - par ailleurs plus lucrative et moins contraignante.

L’ordre réclame aux pouvoirs publics des mesures économiques et administratives incitatives. Des mesures professionnelles?sont également demandées : lutte contre l’isolement des médecins, amélioration de la qualité de la vie privée… Pour l’ordre, la médecine générale doit aujourd’hui être érigée au rang de « priorité nationale ».

Question : Y a-t-il un lien entre d’une part, la baisse de la vocation, de l’activité et du prestige des médecins de famille, et d’autre part, la forte croissance du secteur d’activité des médecines naturelles ?